Il n’y a pas de budget idéal – Le feedback de Sabrina, coach Plénit’Finances

feedback coach financier

Chaque mois, les coachs budgétaires Plénit’Finances vous livrent un feedback ou un conseil issu de leur expérience.

Ce mois-ci Sabrina nous propose d’approfondir la notion de « budget idéal »

Vous pouvez également retrouver les autres feedback de l’équipe pour ce mois-ci :

Le feedback de Sabrina : « Il n’y a pas de budget idéal ! »

Les séances mensuelles de coaching budgétaire, selon la méthode Plénit’Finances, se déroulent en deux étapes.

  • Dans un premier temps, nous faisons le bilan du budget du mois précédant : le budget prévisionnel a-t-il été respecté ? Y a-t-il eu des dépenses « hors budget » ou des « dépassements budgétaires » ? Quels sont les soldes de flux d’épargne réalisés ? Etc.
  • Puis, dans un second temps, nous établissons le budget prévisionnel du mois à venir. Et, c’est lors de l’établissement de cette « feuille de route » que j’entends souvent, en tant que coach, « je dois dépenser combien pour les courses ? » ou bien « vous pensez que je dépense trop dans les restaurants ? ». Bref, mes clients demandent souvent quel devrait être le « budget idéal ».

A leur grande surprise, je leur réponds systématiquement : « Je ne sais pas ».

En effet, mon rôle de coach n’est pas de décider à la place de mes clients les dépenses qu’ils devraient faire ou non. Je n’ai pas non plus à leur dire s’ils dépensent « trop » ou « trop peu » dans les restaurants, dans le tricot, au cinéma, dans les livres, etc.

Mon rôle de coach, c’est de les aider à déterminer quels sont les postes de dépenses qui leur amènent le plus satisfaction d’une part et d’autre part, si ces dépenses ne les mettent pas en difficultés financières d’autre part.

« Est-ce que cela vous fait plaisir d’aller au restaurant ? »

  • Si la réponse est « Oui », alors « oui », vous avez raison de prévoir un budget « Restaurant ».
  • Si la réponse est « Non », alors j’invite mon client à s’interroger sur cette dépense : pourquoi va-t-il au restaurant si cela ne lui apporte pas de satisfaction ? Est-ce une dépense impulsive ? Une dépense impulsive nous permet, le plus souvent, de compenser une frustration ou une contrariété : quelle est cette frustration ou cette contrariété ? Y aurait-il eu un autre moyen de la compenser sans dépenser ?

Quant à la question de savoir si vous dépensez « trop » ou « trop peu », la réponse est le résultat de l’équation entre votre situation financière actuelle (excédentaire ou déficitaire) et la satisfaction apportée par la dépense.

  • Si cette dépense présente une forte valeur « satisfaction », alors j’invite mon client à prévoir un budget dans cette catégorie, quelle que soit sa situation financière. Pourquoi ? Parce qu’un budget prévisionnel se doit non seulement d’être raisonnable mais il se doit également et avant tout d’être réaliste.
  • Ne pas prévoir de budget dans la catégorie de dépense qui apporte le plus satisfaction, c’est l’assurance de se retrouver avec un « hors budget » à la fin du mois. Vous allez vous contenir au début du mois puis, à la moindre contrariété, vous allez faire une dépense dans cette catégorie.

J’en viens à une seconde question autour du « budget idéal » : mes clients en situation de découvert me disent souvent « Ce mois-ci, je ne fais aucune dépense plaisir, je rembourse tout mon découvert. Vous pensez que c’est possible ? ».

Je leur réponds alors « Non, c’est utopique ». Vous priver, c’est vous frustrer. Vous frustrer, c’est compenser. Compenser, c’est dépenser.

Si vous êtes en situation déficitaire (découvert récurrent), alors il convient de définir le montant que vous pouvez vous autoriser à dépenser dans votre/vos catégorie(s) à forte valeur de satisfaction, par rapport à votre objectif et à votre capacité de résorption de votre découvert.

Dans la grande majorité des cas, votre « découvert récurrent », que nous appelons « déficit cumulé », ne s’est pas fait en un mois. Alors pourquoi vouloir « à tout prix » le rembourser en un mois ?

Cela ne vous amènera que des frustrations : de privation, d’une part et d’échec d’autre part car, à l’instar des régimes amincissants ne reposant que sur une privation extrême d’alimentation, vous ne tiendrez pas le cap. Et comme pour les régimes alimentaires, vous craquerez et vous culpabiliserez.

Mon conseil est donc le suivant : soyez raisonnable lorsque vous établissez votre budget prévisionnel mais soyez surtout réaliste. Cela vous évitera la déception à la fin du mois de ne pas avoir atteint vos objectifs qui, bien souvent, étaient de toute façon inatteignables. Votre déficit cumulé a mis du temps à s’installer, prenez donc le temps de le résorber, sans vous priver (de tout).

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