Bien gérer ses finances en couple : mode d’emploi

gerer ses finances en couple

Parler d’argent en couple n’est pas vraiment romantique, surtout au début d’une relation !

Mais c’est pourtant indispensable tôt ou tard…

L’argent est la deuxième cause de rupture dans les couples. Une mauvaise gestion peut générer stress et angoisse, attaquer la vie courante avant de mettre en péril la relation.

Voici nos conseils pour gérer harmonieusement vos finances en couple.

Comment partager les dépenses ?

« On paye à tour de rôle »

En début de relation, lorsque les dépenses conjointes sont rares, les couples ont tendance à payer à tour de rôle sans trop se préoccuper des montants.

Cette simplicité est appréciable tant que les dépenses communes sont anecdotiques (principalement des sorties). Mais une fois que le couple emménage ensemble, il faut envisager une méthode plus élaborée pour préserver l’équité et permettre des projets de plus grande envergure.

« Je paye le loyer, l’autre paye les courses »

Dans cette méthode, un partenaire prend en charge les paiements réguliers (loyer, électricité, assurances…), tandis que l’autre paye les dépenses du quotidien (alimentation, essence, sorties…).

Cette méthode est rarement délibérée. Elle arrive en général dans la panique, au moment de l’emménagement en commun lorsqu’il faut répartir les factures et que l’on a pas encore de compte joint.

Elle est très bancale : la personne en charge des dépenses variables a une moindre visibilité sur son budget et subit donc un stress financier plus important.

Et ne parlons même pas de la logistique ! Les courses sont-elles toujours faites par la même personne ? Et que se passe-t-il si l’on découvre un jour que l’un payait 200 € de plus tous les mois depuis des années ?

Le seul avantage de cette méthode, c’est qu’elle ne nécessite pas de compte joint. Selon nous, elle n’est qu’une transition vers un budget commun plus robuste.

« Moitié-moitié, c’est égalitaire »

Dans cette méthode, chaque partenaire dépose 50% des dépenses communes sur un compte joint qui accueillera tous les prélèvements et débits CB des charges communes. Simple et intuitif, ce système n’est valable que lorsque les revenus des partenaires sont très proches.

Imaginons un couple gagnant à deux 4000 € (2500 € et 1500 €), et dépensant 3000 € par mois. La personne gagnant 1500 € se voit dépossédée de tout son revenu tandis que son conjoint dispose d’une épargne confortable de 1000 € par mois… Situation intenable !

En général, la personne qui gagne le plus en a conscience et prend à sa charge certaines dépenses (quelques courses, vacances…) pour compenser. Mais cela reste un ajustement discrétionnaire qui peut entraîner un jeu de pouvoir néfaste, en donnant une allure de cadeau à ce qui est en réalité une rustine sur un système imparfait.

« Chacun en proportion de ses revenus, c’est équitable et pratique»

Variante de la méthode précédente, cette méthode consiste à verser sur le compte joint de quoi payer les charges communes en proportion des revenus de chacun plutôt qu’à 50/50.

Après avoir réalisé ce versement, chacun est libre de gérer son solde personnel comme il le souhaite. C’est l’une des meilleures méthodes selon nous.

Pour plus de finesse, il faut définir ce qui constitue une dépense commune. Vêtements, sorties sans le conjoint, loisirs personnels… Certains couples mettront en commun ces dépenses, tandis que d’autres les feront passer sur les budgets personnels : c’est un choix à discuter.

Variante : en proportion de ses revenus, avec un outil innovant comme Sharepay

Pour ceux qui ne sont pas prêts à se lancer dans la grande aventure du compte commun, des services innovants ont vu le jour pour répartir des dépenses communes à l’aide d’une simple carte bancaire.

Leur promesse ? Partager instantanément les dépenses entre deux personnes, sans avoir de troisième compte à créer et à alimenter. La carte Sharepay, par exemple, est une Mastercard synchronisée aux comptes bancaires des participants (peu importe les banques), et pour n’importe quelle dépense à partager, les utilisateurs seront ensuite débités sur leur compte bancaire personnel selon la répartition établie ! (50/50, 70/30…).

Les limites ? Même si certaines dépenses fixes peuvent être payé par carte (EDF, Netflix…), ce genre de solution ne permet pas encore pas de partager les dépenses récurrentes qui font l’objet d’un virement ou d’un prélèvement. Cependant, Sharepay travaille actuellement à l’émission d’un IBAN partagé pour 2018 qui règlera ce problème.

« On met tout en commun »

Cette méthode gomme tous les écarts de revenus et permet aux conjoints d’afficher leur solidarité totale. C’est un engagement symbolique, souvent pratiqué par les couples établis depuis longtemps ou avec des enfants.

Cette organisation n’est pas forcément idéale. Même si le couple est totalement à l’aise avec le partage intégral, et qu’il a des valeurs communes sur la consommation et l’épargne, elle ne permet aucun « jardin secret », pourtant nécessaire à l’épanouissement personnel.

En bonus : 4 conseils pour l’harmonie financière du couple

Toujours avoir « de l’argent de poche » personnel

Quel que soit le mode de répartition choisi, il est bon que chacun des conjoints dispose d’argent disponible chaque mois pour son libre usage. Avec certaines méthodes de répartition, cela vient naturellement. Avec d’autres, il faut aménager les choses.

Par exemple, un couple qui a opté pour la mutualisation complète des revenus et des dépenses peut, une fois les dépenses contraintes du foyer budgétées, répartir la part arbitrable à 50/50 sur le compte personnel de chacun des conjoints. Malgré la mise en commun, chacun dispose ainsi d’une liberté personnelle sans avoir de compte à rendre à personne.

Toujours gérer à deux

Gérer le budget du couple, ce n’est pas que gérer de l’argent. C’est surtout organiser la vie quotidienne et planifier l’avenir en commun.

L’erreur est de désigner, consciemment ou pas, le partenaire jugé « plus compétent avec l’argent » comme responsable des finances tandis que l’autre se décharge de cette responsabilité.

Même si la gestion au quotidien (connexion aux comptes, classement, etc.) peut être réalisée par une seule personne, les décisions et arbitrages doivent absolument être discutés à deux, sous peine de nourrir rancœurs et tabous, véritables pièges à retardement d’une relation.

Ne jamais juger

En discutant d’un budget commun, on risque de découvrir que l’on vit avec une cigale, une fourmi (ou fourmigale !).

Gardez en tête que l’éducation et l’histoire personnelle influencent beaucoup le comportement financier. Plutôt que d’imposer votre vision à l’autre, essayez de trouver la méthode de répartition des dépenses qui limitera les frustrations et offrira assez de liberté à chacun.

En cas de blocage, le coaching budgétaire peut créer les bases d’un dialogue plus serein.

La technique doit venir au service des choix d’organisation

Le secteur financier a connu de nombreuses innovations ces dernières années et il serait dommage de ne pas en profiter.

Les comptes et cartes bancaires sont devenus quasiment gratuits.
Les outils d’agrégation bancaire permettent aux personnes multi-bancarisés d’avoir une vision globale, mais aussi (et c’est moins connu) de créer un budget commun sans avoir de compte joint.

Cependant, ne vous laissez pas emporter par la technique ! C’est votre organisation personnelle qui doit primer. Commencez par définir votre organisation idéale et choisissez ensuite les bons outils, pas l’inverse !


Et vous, comment gérez-vous votre argent en couple ?

Comment arrivez-vous à concilier vos différences ?

Êtes-vous prêt à apprendre à gérer votre argent
et à épargner plus et mieux ?

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