Quelle est la différence entre un besoin et une envie ?

Dans notre société de consommation, les frontières entre besoins et envies se brouillent facilement… Ce qui peut entraîner beaucoup de frustrations et une sensation de vide.

Alors faisons le point !

Différencions besoin, envie (désir) et plaisir, pour ensuite mieux les rassembler dans un cadre de valeurs : une carte routière personnelle qui permet de partir à la recherche du bonheur.

Les besoins

Un besoin est une exigence de la vie : se nourrir, se vêtir, se couvrir, mais aussi être accepté dans la société, avoir une bonne estime de soi…

Les besoins sont naturels et nécessaires.

Pour combler un besoin, il existe à la fois des solutions fonctionnelles basiques et des solutions plus élaborées. Pour vous nourrir, vous avez le choix entre un bol de riz, des surgelés, faire la cuisine avec des produits de saison, aller au resto, vous faire livrer à domicile, faire venir un traiteur… les choix sont infinis mais le besoin reste le même : absorber des calories et tout ce qui est nécessaire pour vous maintenir en bonne santé.

La notion de plaisir n’est pas présente dans la satisfaction des besoins.

Les besoins disparaissent dès qu’ils sont satisfaits. S’ils restent insatisfaits, ils peuvent causer la mort, par privation biologique ou psychologique (dépression pouvant mener au suicide).

Dans un budget, les besoins font partie des charges contraintes : nourriture, logement, électricité, chauffage, vêtements… Ces charges doivent impérativement être couvertes par les revenus, avant même de penser aux envies et désirs.

Lorsqu’un besoin a une contrainte de temps, il devient une urgence. Une fenêtre cassée, une urgence médicale… L’épargne de précaution ou les assurances sont là pour y répondre.

Le désir

Vivre, c’est aller au-delà de ses besoins vitaux fondamentaux : c’est là que le désir entre en scène.

Le désir est un appel intérieur qui nous demande d’atteindre quelque chose que l’on a pas
, quelque chose de superflu, non nécessaire à notre survie, mais qui pense-t-on, nous apportera du plaisir.

Cela peut être une chose aussi simple qu’une pâtisserie vue dans une devanture, un manteau à la mode, des vacances sur une île, financer une année sabbatique… Vous en avez envie et vous pensez que cela vous donnera du plaisir.

Pouvez-vous vous en passer ? Oui, ce n’est qu’un luxe, un extra. Ne pas l’avoir ne vous mettra pas en danger. Vous serez peut-être triste, mais ce n’est pas si grave.

Achats impulsifs et compulsifs : attention aux faux besoins !

Les publicitaires adorent entretenir la confusion entre besoin et désir : « Les indispensables de l’été », « Ce qu’il vous faut absolument… »… autant de tournures qui cherchent à déguiser des désirs en besoins, comme pour griller la file d’attente des priorités !

Si le désir a été allumé par un message commercial, c’est un achat d’impulsion. Sachez reconnaître vos achats d’impulsion car ils n’apportent pas toujours un plaisir durable.

Il y a aussi les achats compulsifs. Leur origine est interne : envie de compenser un manque affectif, de célébrer une victoire… On est alors à la recherche d’un certain plaisir sans trop savoir comment l’atteindre, et on espère qu’un achat fera l’affaire. Ces désirs peuvent souvent être détournés sur des achats moins onéreux ou être réalisés de façon gratuite ou sociale (sorties, rencontres, etc.).

Les désirs sont-ils mauvais ?

Certainement pas ! Un désir n’est pas une envie contre laquelle il faut lutter. Outre la dimension « plaisir », le désir a même une utilité ! Il est utile au développement de la personnalité, à l’affirmation en tant que personne, au bien-être…

Réaliser ses désirs, c’est aussi affirmer sa liberté.

Faut-il céder à tous ses désirs ?

Contrairement aux besoins, les désirs sont illimités. Il est impossible de tous les satisfaire. Et même si on avait la possibilité de tous les combler, on s’en lasserait : l’envie cultive le plaisir.

L’important est surtout de réaliser les désirs qui nous apportent du plaisir. Mais on en reparle un peu plus loin…

Un désir n’est jamais urgent

Pour entretenir le désir, on peut (et on doit) faire preuve de retenue volontaire, appelée tempérance. C’est un moyen de tirer davantage de satisfaction, mais aussi une nécessité pour ne pas éteindre le plaisir futur. Si tout pouvait se réaliser d’un claquement de doigts, ce serait rapidement lassant…

En montagne, la sensation au sommet n’est pas la même si on y est arrivé en voiture ou à pied…

Tempérance et modération plutôt que précipitation et excès !

Et le budget dans tout cela ? Les désirs peuvent s’insérer dans le budget mensuel si leur coût est récurrent et s’ils correspondent à un besoin (exemple : manger bio) ou bien faire l’objet d’une épargne de provisions-projets s’ils sont non récurrents (les vacances par exemple).

Le plaisir

On y arrive !

Le plaisir, c’est la sensation que l’on retire lorsqu’un désir est satisfait.

Tous les achats n’apportent pas le même plaisir. Parfois même, la relation évolue avec le temps. Le café macchiato à 7 euros pris à la gare en attendant le train sur le chemin du travail m’apporte-t-il réellement du plaisir ? Les premières fois, peut-être, mais cinq fois par semaine, moins…

Lorsque le désir laisse place à l’automatisme, il s’érode.

Revenons au budget. Puisque l’on ne peut pas satisfaire tous ses désirs, il faut faire des choix, les classer. C’est alors le plaisir qui doit nous guider.

À ce titre, les achats impulsifs, compulsifs et les automatismes sont en général mal placés… mais ils sont autant de marges de manœuvre pour réaffecter son budget sur des postes qui nous apportent davantage de satisfaction !

Dans le budget, nous ne voyons aucun problème à créer un poste « Achats plaisir », destiné à satisfaire des désirs qui nous font réellement plaisir.

Plus ce poste est détaillé (en séparant les sorties, le sport, les restos, les abonnements, les vêtements, etc.), plus on prend conscience de ce qui nous fait réellement plaisir, et mieux on peut cibler ses dépenses pour en tirer le maximum de satisfaction.

Le cadre de valeurs

Votre cadre de valeurs, c’est votre plan de fonctionnement interne.

Il éclaire vos besoins, votre façon d’y répondre, vos désirs et vos sources de plaisir.

Ce cadre donne une ligne directrice, une couleur personnelle à tout ce que vous entreprenez, à la manière dont vous abordez la vie et utilisez votre argent. C’est ce qui vous distingue de votre voisin (et c’est pour cela que le coaching financier est nécessairement humain).

En conclusion : la recette du bonheur

  • La recette du bonheur, c’est de répondre à ses besoins, avec plaisir mais tempérance, tout en respectant son cadre de valeurs.
  • Bien se connaître permet de bien gérer son budget, en concentrant les dépenses sur celles qui apportent la plus grande satisfaction et en limitant celles qui apportent peu.
  • Nous avons abordé ce sujet sous l’angle budgétaire, mais gardez en tête que la majorité des bonheurs et des plaisirs ne s’achète pas ! L’argent est un moyen mais il ne fait pas tout. Le plus grand service que l’argent peut nous accorder, permis par l’indépendance financière, c’est de disposer de temps libre et d’une plus grande liberté pour exercer ses choix personnels.

Êtes-vous prêt à apprendre à gérer votre argent
et à épargner plus et mieux ?

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