Apprendre la gestion de budget, est-ce vraiment utile ?

La gestion des finances courantes – plus couramment appelée la gestion de budget – est la clé de ses finances personnelles. La prise de conscience de cet enjeu ainsi que développer le goût à la matière sont d’une importance primordiale.

Toutefois plusieurs croyances limitantes sabotent notre succès dans la gestion de nos finances courantes. Notre vision du monde en général et notre vision du monde financier en particulier sont constituées de croyances. Celles ci sont inconscientes et une partie d’entre elles, en l’occurrence, jouent en notre défaveur. Elles nous procurent des émotions négatives comme la peur, l’apathie et la frustration. Elles épuisent notre motivation et nous empêchent d’adopter les bons comportements.  Les voici :

1. Bien gérer son budget et apprendre à bien le gérer ne procurent pas d’avantages.

Oui, la gestion de budget peut s’apprendre, mais à quoi bon ? À quoi bon apprendre à gérer ses finances courantes ? À quoi bon gérer tout court ? Ça ne sert à rien, ou en tout cas à pas grand-chose. Apprendre à gérer et gérer activement en situation réelle, ce n’est pas efficace. Il y a des choses bien plus importantes que ça dans la vie.

Un problème survient ? Pas de soucis, il n’y aura qu’à consulter la pléthore de blogs qui parlent de ça. Se former et se faire coacher en la matière avec un professionnel n’est qu’une perte d’argent et de temps ! Et puis pour les cas sociaux, comme pour tous les autres mauvais gestionnaires patentés, il y a des associations spécialisées et/ou des conseillers en économie sociale et familiale pour les aider gratuitement.

2. S’améliorer en matière de gestion de budget n’est pas possible.

Augmenter votre succès dans la gestion de budget activement et consciemment ? Ce n’est pas possible. Apprendre à gérer votre argent au quotidien ? Ce n’est pas possible. Vous entraînez sur le terrain pour vaincre vos peurs et vos tabous financiers, pour développer vos compétences et votre intelligence financières et vous enrichir chaque jour un peu plus ? Ce n’est pas possible.

Le succès financier est quelque chose de prédéterminé. C’est chimique, biologique. C’est inné. On l’a ou on ne l’a pas. Un point c’est tout.

Et puis une chose est certaine : quand bien même acquérir cette compétence serait nécessaire pour réussir dans la vie, comme pour réussir sa vie, l’école nous l’aurait enseigné dès le plus jeune âge !

Vous avez cette croyance ? Si oui, alors nous nous demandons bien ce que vous faites ici…

3. S’améliorer en matière de gestion de budget c’est possible, mais pas pour vous.

Devenir un bon gestionnaire, c’est possible. Chez Plénit’ on vous l’a prouvé (>> lire nos témoignages) à de nombreuses reprises même pour les cas les plus critiques. Vous lisez des articles sur la gestion de budget, des blogs spécialisés, des comptes rendus sur des forums ; vous connaissez même une ou deux personnes dans votre entourage qui ont réussi à ne plus jamais se retrouver à découvert et mieux encore à augmenter régulièrement et abondamment leur capacité d’épargne.

Mais vous, vous êtes un cas à part. Pour vous ce n’est pas possible, car vous êtes… Pas comme les autres.

4. S’améliorer en matière de gestion de budget n’est pas faisable.

Vous croyez qu’il est possible de devenir un bon gestionnaire mais vous ne croyez pas que c’est faisable. C’est comme jouer au loto. Il est possible d’acheter un ticket et de gagner, mais les chances que ce soit vous le gagnant sont trop petites. C’est pour ça que vous ne jouez pas.

Apprendre à gérer ses finances courantes, c’est pareil. Les gens qui réussissent se font rares : ils ont eu un coup de chance. Ils ont trouvé, par hasard, la bonne méthode de gestion qui correspond à leurs personnalité, à leur situation et à leurs aspirations.

Bref, augmenter votre succès dans la gestion courante de votre argent c’est possible, mais le facteur chance est encore selon vous trop important.

5. Apprendre la gestion de budget ne présente pas d’avantages pour vous

Vous connaissez les avantages de l’apprentissage de la gestion budgétaire personnelle mais ceux-ci ne s’appliquent pas à vous, car… Et l’excuse la plus fréquente est celle-ci : car vous n’en avez pas besoin. Vous êtes une personne confiante qui sait comment ça marche. Enfin, c’est ce que vous croyez…

Voici le truc classique de cette catégorie de gens : “Ouais, je peux comprendre que ça peut servir à certains. Les dépensiers compulsifs, par exemple…” Et on les voit penser la suite : “Mais moi je n’en ai pas besoin.” On retrouve cette croyance surtout chez les personnes plutôt bien nanties. Celles-ci s’estiment “heureuses” de ne pas avoir glissé sur la pente qui mène insidieusement au surendettement. Ou tout au mieux chez les individus dont les découverts bancaires  – chroniques ou non – restent “supportables” pour leur confort personnel… Comme pour celui de leur banquier…

Cette croyance est de même parfaitement illustrée par les journalistes quand ils traitent le domaine de la gestion de budget ou quand ils font (trop rarement) l’interview d’un coach financier spécialisé en la matière. Ils gardent ou essaient de garder un ton sérieux, mais en même temps ils ont un peu de dédain, de mépris, de supériorité dans leur regard, comme pour dire : “Parlez-nous de ceux qui ont besoin de cours de gestion de budget. Et ces gens-là, ce sont les autres. Ce n’est pas moi. ”

6. Ce n’est pas le bon moment pour apprendre à gérer mes finances courantes

“Pas maintenant… Attendez… Plus tard… Demain… Quand j’aurai x, y ou z …” Ce grand classique des excuses existe en deux variantes : la version externe et la version interne (personnelle). Voici quelques exemples de la version externe :

Qu’ont tous ces exemples en commun ? L’origine de l’excuse se situe dans l’environnement, de ce réflexe qu’a généralement l’individu de rejeter à l’extérieur de lui même la cause de son problème ou, en l’occurrence, le motif de son action. D’où le nom de “version externe”.

Voici maintenant la version personnelle…

7. Ce n’est pas le bon moment pour vous d’apprendre à gérer vos finances courantes.

La différence avec la version externe est qu’ici l’origine de l’excuse se situe à l’intérieur de l’individu.

Vous savez quoi ? La différentiation entre la version externe et la version personnelle de cette excuse n’est qu’un artefact  La version externe n’existe tout simplement pas.

En réalité, cette excuse se situe toujours en soi et n’a que deux origines :

  • la peur de l’inconnu inhérente à tout changement et dont les risques sont :
    • de perdre ses sécurités
    • de contrarier son entourage,
    • de modifier ses conditions de vie,
    • et bien sûr d’échouer dans cette démarche
  • l’effort d’avoir à sortir de de sa zone de confort.

Quel que soit le domaine de vie, ce sont systématiquement les deux principales résistances à notre épanouissement personnel.

8. Gérer ses finances courantes, c’est mal.

Savoir bien gérer son argent, vous savez que c’est possible. Apprendre à bien le gérer  vous savez que c’est possible. Vous savez aussi que c’est faisable et même que c’est super enrichissant matériellement comme personnellement.

Mais la petite voix dans votre tête vous dit que…

C’est mal !

C’est mal, vilain, mesquin, malhonnête, sale… Le mot “argent” évoque un sentiment de mépris, d’aversion chez vous. Un léger conflit interne.

Voici quelques exemples montrant comment cette croyance limitante peut se traduire dans vos pensées :

  • “Gérer son argent et apprendre à le gérer, c’est mal et malsain. C’est de la radinerie, voire même carrément de l’avarice.”
  • “Je suis nul. Je ne mérite pas d’avoir du succès dans la gestion de mes finances courantes.” (Ici la cible de votre jugement n’est pas la gestion budgétaire mais vous. C’est vous qui ne vous sentez pas assez “bien” pour l’appliquer)
  • “Mes amis et ma famille penseront du mal de moi s’ils découvrent que j’apprends à gérer mon argent. Ils auront pitié de moi. Ils me trouveront ridicule.”

Et maintenant la question suivante se pose :

Comment neutraliser ces croyances limitantes ?

Pour neutraliser vos croyances limitantes, vous pouvez faire des exercices mentaux comme le questionnement socratique et des exercices de recadrage, mais les exercices mentaux en soi ne suffisent pas.

Le meilleur moyen reste…

La pratique !

L’expérience !

Le travail sur le terrain.

La gestion pure et dure.

Le meilleur argument contre les croyances limitantes reste la réalité.

Sérieusement, quand votre budget maîtrisé vous aura rendu serein et que l’épargne – la matrice de la richesse – coulera durablement à flots, laquelle de ces croyances vous traversera l’esprit, pensez vous ?

  • Ce n’est pas possible.
  • Ce n’est pas faisable.
  • Cela n’a pas d’avantages.
  • Ce n’est pas le bon moment.
  • C’est mal ?

Alors ?

Laquelle ?

C’est bien ce que nous pensions… 😉