PARCOURS
La croissance n'annonce pas la trésorerie
Uriel, coach emploi, passé auto-entrepreneur puis EIRL en pleine croissance. Son activité marchait de mieux en mieux. Sa trésorerie, elle, ne suivait pas.
2017 : une excellente année commerciale pour Uriel. Sur le papier, tout monte. Dans les faits, il se verse une rémunération au strict minimum, parfois un simple remboursement de frais. Il vit sous tension permanente, prudent par crainte des charges qui vont lui tomber dessus, sans savoir combien ni quand.
Il vient de passer en EIRL. Redevable de la TVA pour la première fois, il n'a jamais rien provisionné. De nouvelles charges, de nouveaux impôts, de nouvelles obligations surgissent tout au long de l'année. Le chiffre d'affaires mensuel oscille entre 500 et 8 000 euros. Malgré la hausse d'activité, il arrive tout juste à retomber sur ses pattes une fois les rattrapages de charges réglés.
En EIRL, la personnalité morale de l'entreprise se confond avec la sienne : c'est lui, personnellement, qui répond des dettes. Il a une femme et deux enfants.
« Ce qui me stressait avant le coaching, c'était de ne pas avoir de visibilité sur les cotisations sociales et les impôts, alors que ce sont des éléments majeurs de la trésorerie et qu'ils sont totalement prévisibles. »
Uriel
Peut-on voir son activité grandir, et se sentir plus à l'étroit qu'avant ?
Uriel a un comptable. Il lui confie le minimum : la production des comptes, la transmission des liasses fiscales. Le comptable produit un bilan sur l'année passée. Il ne dit rien de ce qui arrive dans trois mois.
Son épouse, elle, avait développé sa propre parade : vérifier le compte tous les jours, pour s'assurer qu'il serait bien approvisionné au moment des prélèvements. Une bonne heure par mois passée à surveiller, sans que ça change rien à ce qui approchait.
Uriel a bâti son activité sur la prise de risque : quitter un poste salarié pour l'indépendance, accepter des revenus erratiques entre 500 et 8 000 euros par mois, changer de statut en pleine croissance sans s'arrêter pour regarder en arrière. Cette même énergie tournée vers l'avant explique pourquoi il n'avait jamais provisionné : on ne construit pas en fixant le rétroviseur.
Ce que dit la recherche
Le psychologue E. Tory Higgins a formalisé cette distinction en 1997, dans une étude parue dans American Psychologist : certaines personnes s'orientent surtout vers l'accomplissement et le gain (la « focalisation promotion »), d'autres surtout vers la sécurité et l'évitement de l'erreur (la « focalisation prévention »). Les profils tournés vers le gain avancent plus vite et prennent plus de risques, mais restent structurellement moins attentifs aux petites erreurs de commission qui s'accumulent en silence, comme une charge sociale qu'on oublie de mettre de côté.
Higgins, E. T. (1997). Beyond Pleasure and Pain. American Psychologist, 52(12), 1280-1300.
Ce n'était pas un défaut de vigilance ponctuel. C'était la même énergie qui faisait grandir l'entreprise qui l'empêchait de voir venir ses obligations.
La lecture du coach budgétaire
Uriel ne manquait ni de volume d'affaires, ni de sérieux. Ce qui lui manquait, c'était une visibilité sur des charges pourtant entièrement prévisibles, occultées par le rythme même de sa croissance. Développer une activité et anticiper sa trésorerie sont deux compétences différentes, rarement acquises en même temps.
Le coaching ne lui a pas promis de gagner plus. Il lui a promis de savoir, à l'avance, ce que la croissance allait vraiment lui laisser.
Ce qu'il a gagné
La trésorerie professionnelle est passée de 1 200 euros en août 2017 à 30 000 euros en mai 2018. Uriel provisionne désormais ses cotisations au fur et à mesure des encaissements, poste par poste, au lieu de les découvrir en fin d'année. Son épouse a arrêté de vérifier le compte tous les jours : le point mensuel commun, une demi-journée à eux deux, a remplacé la surveillance quotidienne.
« J'étais enfin capable d'anticiper et de me projeter ! C'était un grand bol d'air frais. »
Uriel
« Débarrassés de la peur de ne pas avoir assez sur le compte, nous avons beaucoup gagné en confort de vie, car nous savons que nous pouvons nous permettre chacune de nos dépenses. »
Uriel
Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :
- Une croissance d'activité n'est pas une croissance de trésorerie disponible. Ce sont deux courbes différentes, et seule la seconde vous dit ce que vous pouvez réellement dépenser.
- Provisionner n'est pas un frein à l'ambition. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si un cadre changerait quelque chose chez vous aussi.
- Listez vos charges sociales et fiscales à venir, une par une. Elles sont, pour la plupart, entièrement prévisibles : le flou vient rarement du chiffre, mais de ne jamais l'avoir écrit.
30 minutes.
Aucun jugement.
Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.
L'interview complète
Le témoignage original, dans son intégralité
Uriel est coach emploi. Lors de cet entretien, il est question de passage en EIRL, de revenus erratiques entre 500 et 8 000 euros par mois, d'une épouse qui vérifiait le compte tous les jours, et d'une trésorerie qui a été multipliée par 25 en neuf mois.
Bonjour Uriel, depuis quand fais-tu ce métier ?
J'ai commencé mon activité de coach emploi en 2011, avec le statut d'auto-entrepreneur, en parallèle à mon emploi salarié. Comme les affaires marchaient bien je me suis mis à temps plein en 2014, puis en EIRL l'année dernière, en 2017.
Aïe. Les changements de statut sont en général stressants… Surtout lorsqu'ils surviennent en période de forte croissance...
Oui, je n'étais pas serein. J'étais désormais redevable de la TVA, je n'avais jamais rien provisionné... Et je découvrais de nouvelles charges, impôts et obligations tout au long de l'année !
Au final, malgré une forte hausse de l'activité, j'arrivais tout juste à retomber sur mes pattes à cause des rattrapages de charges.
C'est vraiment frustrant, beaucoup travailler mais ne pas s'y retrouver niveau trésorerie !
Et dangereux car je suis en EIRL : la personnalité morale de l'entreprise est confondue avec moi-même, je dois être responsable ! J'ai une femme et deux enfants…
Avant de travailler avec Plénit'Finances, tes revenus étaient plutôt cycliques ou récurrents ?
J'avais un petit volume d'affaires récurrent, mais l'essentiel de mes clients venaient par à-coups lorsque je fais des campagnes de promotion. Mon chiffre d'affaires mensuel pouvait varier entre 500 € et 8 000 € !
Donc au final ton chiffre d'affaires était vraiment erratique…
Oui, mais cela ne m'a jamais vraiment dérangé… J'accepte totalement la volatilité de mes revenus.
J'avoue que c'est beaucoup plus facile aujourd'hui car malgré le côté erratique de mes revenus, je suis parvenu à développer un volume d'affaires récurrent supérieur à 8 000 €. Je ne navigue plus à vue et c'est ce qui me permet d'être vraiment zen.
Mais ce qui me stressait avant le coaching, c'était de ne pas avoir de visibilité sur les cotisations sociales et des impôts, alors que ce sont des éléments majeurs de la trésorerie et qu'ils sont totalement prévisibles.
Paradoxalement, l'année 2017 a été difficile sur le plan personnel. Malgré une année excellente sur le plan commercial, je me suis versé une rémunération au strict minimum, parfois uniquement en remboursement de frais ! J'ai vécu constamment sous tension, extrêmement prudent par crainte des charges qui allaient me tomber dessus...
Tu as un comptable ?
Oui, je lui confie le minimum : la production des comptes et la transmission des liasses fiscales. Son rôle n'est pas celui d'un coach.
Tu as débuté le coaching financier pro et perso il y a à peu près 9 mois, comment as-tu croisé la route de Plénit'Finances ?
Un ami qui suivait le coaching Plénit'Finances m'en a parlé. Au début j'avais quelques doutes, mais le premier contact avec le coach m'a mis en confiance.
Grâce à eux, j'ai découvert progressivement tout le système des cotisations sociales : les différents organismes, la manière dont elles étaient calculées, leurs échéances, et j'ai pu les provisionner au fur et à mesure de mes encaissements.
J'étais enfin capable d'anticiper et de me projeter ! C'était un grand bol d'air frais.
Le coaching pro de Plénit'Finances articule finances pro et finances perso. As-tu eu des complexes à parler d'argent, des réticences à ouvrir ton budget perso ?
Oui et non. Je n'ai jamais eu de souci à parler de mes revenus professionnels. En revanche, le volet « finances perso » du coaching a été plus difficile pour mon épouse, du moins au début.
Ma femme l'a vécu comme une invasion dans notre vie privée. Cela la dérangeait un peu qu'un inconnu sache qu'on est allé au cinéma ou qu'on avait acheté un meuble chez Ikea…
Mais comme elle voyait bien que je gagnais en intelligence financière et en anticipation, elle s'est progressivement intégrée dans les outils et la logique du coaching.
Cela vous a aidé à parler d'argent à deux ?
Oui, tous les mois nous faisons désormais un point ensemble sur les revenus et les dépenses.
Vos points mensuels vous prennent longtemps ?
Une demi-journée par mois, pour le pro et le perso. La majorité concerne les finances pro, et je suis totalement prêt à investir ce temps car il me donne de la sérénité.
C'est un rendez-vous salvateur car nous partions d'un train de vie extrêmement prudent par manque de visibilité : le coaching nous a permis de le remonter progressivement, en toute sérénité.
Ma femme aussi a profité du coaching. Elle avait tendance à regarder le compte tous les jours pour vérifier qu'il était bien approvisionné au moment des prélèvements… Mine de rien, cela représentait sans doute une bonne heure mis bout à bout !
Débarrassés de la peur de ne pas avoir assez sur le compte, nous avons beaucoup gagné en confort de vie, car nous savons que nous pouvons nous permettre chacune de nos dépenses.
Et au niveau pro, savoir que tout est en ordre sur le plan financier me permet de me concentrer sur mon métier principal sans être distrait ou inquiet. J'ai ainsi atteint un bon compromis entre le nécessaire vital, le plaisir et l'entreprise.
Cette sérénité se ressent directement sur la performance de l'entreprise : en août 2017, l'entreprise avait un encours de trésorerie de 1 200 €. En mai 2018, il s'élevait à 30 000 € !
Pro et perso sont liés, c'est une boucle qui s'auto-entretient.
Tu continueras à utiliser la méthodologie Plénit dans son intégralité une fois le coaching terminé ?
Oui, à 100 %. Je ferai éventuellement quelques aménagements dans la catégorisation des dépenses, mais je garderai la logique. Je ne me vois pas faire autrement, ce serait un retour en arrière !
Tu es coach, c'était la première fois que tu avais recours à un coach ?
Non ! Si je fais bien mieux depuis sur mes propres vidéos, c'est grâce à un coach qui m'a appris à mieux communiquer ! J'ai aussi travaillé avec un coach sportif par le passé... Le concept de coach financier m'a semblé assez naturel.
Tu coaches des indépendants à améliorer leur performance commerciale. Tu penses intégrer des notions de gestion financière dans tes coachings ?
Je ne vais pas m'improviser coach financier ! Mais auparavant, lorsque je parlais de la dynamique commerciale, je n'étais pas capable d'ajouter le volet financier.
Maintenant, je n'évite plus le sujet, j'en parle avec confiance en insistant sur les conséquences d'une hausse du chiffre d'affaires, j'incite à provisionner. Mes prestations sont plus riches.
Un dernier mot pour conclure ?
Le logo de Plénit'Finances représente un lotus, symbole de sérénité. Une fois la sérénité financière acquise, elle se ressent aussi dans la vie quotidienne.
Sans relances d'huissiers, la vie est bien plus « relax ». J'ai de l'épargne de précaution, les compétences pour gérer mes comptes de façon efficace, et réalisé d'énormes économies de frais bancaires.
Je peux enfin partir à l'improviste, lever le pied sur le boulot, prêter à un ami dans le besoin… Et si j'ai toujours la carte bancaire facile – je ne me changerai pas – je connais désormais les limites à ne pas dépasser !
Merci Uriel d'avoir accepté de témoigner !