PARCOURS

Regarder ailleurs ne fait pas disparaître le problème

Sandrine, assistante de direction, en couple, une fille d'une vingtaine d'années. Deux emplois stables, un découvert permanent que la banque tolérait sans jamais s'inquiéter. Il aurait suffi d'une grosse dépense imprévue.

Le relevé de compte s'affiche, encore dans le rouge. Sandrine le regarde, puis passe à autre chose. Elle ne sait pas où va l'argent, et elle a arrêté de se poser la question. Deux salaires stables, pas de goûts de luxe, et pourtant le découvert revient, mois après mois, comme une météo qu'on subit sans y penser.

La banque ne dit rien. Deux emplois stables suffisent à la rassurer. Il aurait fallu une seule grosse dépense, une seule perte d'emploi, pour que tout bascule vers l'interdit bancaire.

« Nous vivions dans l'angoisse permanente que la roue tourne. Alors je faisais l'autruche », dit Sandrine. Le mot revient plusieurs fois dans sa bouche, comme s'il était le seul assez précis pour décrire ce qu'elle faisait : rien.

« Je faisais l'autruche. »

Sandrine

Peut-on savoir que le compte est dans le rouge, et choisir de ne pas regarder ?

Elle avait déjà essayé le kakebo, cet agenda japonais où l'on reporte chaque dépense du jour. Utile pour le suivi, elle le reconnaît. Mais il n'y avait pas d'analyse derrière, rien qui explique pourquoi le découvert revenait toujours.

Appeler un coach, se dit-elle avant même de composer le numéro, c'est admettre qu'on n'y arrive pas. Avec de bons revenus. Elle tape « tenir comptes famille » sur un moteur de recherche, hésite, recommence.

Pourquoi regarder ailleurs est une décision, pas un oubli

Sandrine savait que son compte était dans le rouge. Elle a longtemps choisi de ne pas savoir de combien, ni pourquoi. Ce n'est pas de l'insouciance : c'est une stratégie, aussi coûteuse soit-elle.

Ce que dit la recherche

Niklas Karlsson, George Loewenstein et Duane Seppi ont nommé ce réflexe « l'effet autruche », dans une étude parue en 2009 dans le Journal of Risk and Uncertainty. En suivant des données réelles d'investisseurs suédois, ils ont montré que les gens consultent leurs comptes avec assiduité quand les nouvelles sont bonnes, et cessent de les regarder dès qu'elles risquent d'être mauvaises : l'effet s'intensifie avec l'ampleur des pertes possibles. Ne pas regarder évite la douleur immédiate de savoir. Ça ne fait rien disparaître.

Karlsson, N., Loewenstein, G., & Seppi, D. J. (2009). The Ostrich Effect: Selective Attention to Information. Journal of Risk and Uncertainty, 38(2), 95-115.

Ce que Sandrine cherchait à éviter n'était pas seulement un chiffre. C'était la question qui suit : pourquoi, avec de bons revenus, ça ne suffit pas.

La lecture du coach budgétaire

Ce que Sandrine appelle « faire l'autruche » n'est pas un manque de courage. C'est une réponse rationnelle à une situation où regarder ne semble rien pouvoir changer. Elle avait raison, tant que personne d'autre ne regardait avec elle.

Le coaching ne lui a pas promis de ne plus jamais avoir peur de ses comptes. Il lui a promis de ne plus avoir besoin de détourner le regard.

Ce qu'elle a gagné

Le découvert, plus de 600 euros à répétition, a mis quelques mois à se résorber. Le budget rentré dans l'ordre a ouvert autre chose : un projet d'achat immobilier, envisagé sans redouter chaque échéance. La motivation a fait le reste : les petits achats compulsifs qui comblaient une frustration ont disparu sans laisser de manque, remplacés par un objectif qu'elle avait vraiment envie d'atteindre.

« Nous étions tellement motivés par notre projet immobilier que tout ce qui permettait de le réaliser dans de bonnes conditions devenait un plaisir. »

Sandrine

« Nous avons pu acheter une maison et partir en vacances la même année… tout en générant une épargne régulière. »

Sandrine

Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :

  1. Ne pas regarder est un choix, pas un oubli. Le reconnaître est déjà un premier pas : on ne lutte pas contre une distraction de la même façon qu'on lutte contre une décision qu'on a prise sans se l'avouer.
  2. Un regard extérieur pèse moins lourd qu'un regard qu'on porte seul sur soi. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si ça changerait quelque chose chez vous aussi.
  3. Trouvez un projet qui donne envie de regarder. La contrainte fatigue plus vite qu'un objectif qu'on a vraiment envie d'atteindre.

30 minutes.
Aucun jugement.

Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.

L'interview complète

Le témoignage original, dans son intégralité

Sandrine est assistante de direction. Lors de cet entretien, il est question de découvert toléré par la banque, de comptes séparés en couple, d'un achat immobilier réalisé sereinement, et d'un tabou qu'elle n'a levé qu'auprès de sa fille.

Bonjour Sandrine, comment vas-tu ?

Très bien, merci. Je me demande si mon témoignage va être intéressant. J'ai lu des interviews d'entrepreneurs, de personnes qui changent de vie… Je ne suis qu'une ménagère de 50 ans, en couple, avec une fille d'une vingtaine d'années !

Ne t'inquiète pas, tous les témoignages sont intéressants ! Depuis combien de temps suis-tu le programme de coaching budgétaire Plénit'Finances ?

Cela fait un an, j'ai commencé en décembre dernier.

À l'époque, j'étais tout le temps à découvert, et pourtant j'avais le sentiment de ne pas dépenser énormément. Où passait l'argent ? Je n'en savais rien… Nous gagnons bien notre vie, et je ne pense pas que nous avons des goûts de luxe...

Vous aviez de l'épargne ?

Rien à part un peu d'épargne salariale.

Notre découvert permanent était toléré par la banque uniquement parce que nous avions deux emplois stables. Mais il aurait suffi d'une grosse dépense imprévisible ou une perte d'emploi pour nous retrouver interdits bancaires ou en grande difficulté.

Nous vivions dans l'angoisse permanente que la roue tourne. Alors je faisais l'autruche...

Jusqu'à recourir au coaching financier !

Oui, et l'équilibre est revenu très rapidement. Nous avons mis quelques mois pour résorber le découvert récurrent, qui s'élevait à plus de 600 euros, puis les budgets équilibrés ont apporté mois après mois un grand bol d'air.

Cela nous a permis d'envisager un achat immobilier et un déménagement avec sérénité.

Aujourd'hui le coaching est terminé, mais j'ai un rendez-vous dans 3 mois pour faire un point afin de m'assurer que je suis parfaitement autonome et rigoureuse quant à la tenue de mon budget.

Et comment as-tu connu Plénit'Finances ?

Un jour j'en avais marre de faire l'autruche, j'ai dû taper quelque chose comme « tenir comptes famille » sur Google, ce qui m'a mené sur le site de Plénit'Finances.

Le nom et le style du site m'ont donné une bonne première impression : c'est plaisant, pas arrogant ni austère comme si souvent dans le domaine financier.

Ensuite j'ai lu quelques articles, des chroniques courtes et ciblées, d'autres plus longues, des témoignages... Je me suis dit « Pourquoi pas moi ? ».

J'ai téléphoné et l'accueil a été extrêmement bienveillant. Mon interlocutrice a pris le temps d'entendre mon mal-être avant de me proposer des solutions. J'ai trouvé cela remarquable ! Dans un monde où tout est formaté pour la vente, c'est extrêmement plaisant d'être en premier lieu écouté sans jugement.

Il faut comprendre que lorsque l'on appelle un service comme Plénit, on se sent en situation d'échec, immature, presque honteux. Surtout quand on a des bons revenus et que l'on admet ne pas avoir confiance dans ses capacités à gérer son argent. Il y a beaucoup de mal-être dans cette situation.

Ensuite, la bienveillance sincère de l'accueil a continué tout au long du coaching.

Mon coach m'a soutenu de façon très généreuse. C'est un formateur qui transmet son savoir, mais c'est aussi un appui, particulièrement utile pendant les périodes complexes qu'on ne vit pas souvent, comme un déménagement.

Doubles frais, consommations, assurances, abonnements… à force de faire des budgets avec ses clients, il a une vision instinctive des charges à prévoir. C'était extrêmement rassurant de savoir que l'on intégrait bien tous les coûts et frais inhérents au déménagement.

J'ai trouvé le service à la fois très rigoureux, mais aussi sur-mesure, extrêmement personnalisé.

Tu vis en couple, quelle organisation de comptes avez-vous adoptée ?

Nous avons des comptes et budgets séparés. Mon mari se charge des grosses charges fixes comme les impôts et j'assure tout le reste.

C'est donc moi qui réalise l'essentiel du travail de gestion puisque j'assume toutes les charges variables qui, comme leur nom l'indique, sont d'un mois sur l'autre différentes voire imprévisibles.

Gérer toutes les dépenses du quotidien est bien plus fastidieux : plus il y a de mouvements, plus les charges sont variables, plus c'est difficile. Équilibrer 4000 euros par mois, c'est quasiment un deuxième boulot !

Au bout de quelques mois, Plénit a réussi à faire disparaître ton découvert. Qu'est-ce qui a changé dans ta gestion ?

La première action a été d'abandonner le débit différé des cartes.

Nous avons aussi fait la chasse aux fausses économies, comme les lots au supermarché dont on n'a pas besoin et qui font dépasser le budget… Peut-être aussi moins de vêtements, moins de sorties en faisant toutefois attention à ne pas créer la frustration. C'est comme suivre un régime : manger de tout mais en quantité raisonnable et arbitrer quand il le faut.

Cela n'a pas été trop douloureux ?

Non, parfois on en faisait même un challenge ! Peut-on garder notre budget sorties du mois sous tel montant ?

En fait, nous étions tellement motivés par notre projet immobilier que tout ce qui permettait de le réaliser dans de bonnes conditions et sereinement devenait un plaisir. Et les achats compulsifs qui compensaient (mal) des frustrations ont disparu sans créer de manque.

Avoir une situation financière saine ouvre beaucoup de possibilités. Nous avons pu acheter une maison et partir en vacances la même année… tout en générant une épargne régulière.

Aujourd'hui, on ne s'interdit pas les achats coups de cœur, mais on veille à ce que ce soit cohérent avec le budget. Il faut être conscient de ses choix et de leurs conséquences.

Le coach t'a reprise parfois ?

Oui ! Par exemple, un mois j'étais certaine de faire une dépense - fêter mon anniversaire avec des amis - qui allait impacter notre budget. Lors de la préparation du budget du mois, je l'ai donc volontairement omise. Pourquoi ? Je n'en sais trop rien. Je pensais peut-être pouvoir l'absorber en arbitrant par rapport à d'autres postes de dépenses.

En découvrant cette dépense, mon coach a joué son rôle et m'a légitimement tiré les oreilles ! Pas parce que j'avais dépensé, mais parce que j'avais sciemment omis de la mentionner. Il faut budgéter absolument tout ce que l'on connaît, même si ce n'est pas une « bonne » dépense.

Tu avais essayé d'autres méthodes pour gérer tes comptes ?

Oui, le kakebo de Dominique Loiseau, une sorte d'agenda dans lequel on reporte ses dépenses quotidiennes. C'est bien pour le suivi, mais il n'y a pas vraiment d'analyse derrière...

Le coût du coaching ne t'a pas gênée ?

Mon mari a hésité à engager la somme, mais il a moins été impliqué que moi dans la relation avec Plénit'Finances. Je trouvais au contraire que payer motive. Cela nous engage et nous libère à la fois, on sait qu'on est sur la bonne voie et que l'on avance.

Au vu de l'engagement du coach et de la qualité du service sur-mesure, je trouve le tarif amplement justifié.

Notre interview touche bientôt à sa fin… Des choses à ajouter ?

Le coaching est un des rares moments où l'on peut montrer une part de soi que l'on ne souhaite pas montrer à ses proches, dans notre société où il faut en permanence paraître.

Dans mon entourage, j'entends souvent des gens se plaindre qui ne s'en sortent pas malgré des revenus corrects. J'ai envie de leur dire « Fais comme moi, va voir un coach financier »… mais cela me gêne d'avouer que nous avons rencontré des difficultés financières.

Toujours ce tabou autour de l'argent…

J'en ai parlé à ma fille tout de même ! Je pense que le coaching lui donnerait des bonnes bases pour éviter d'hériter du stress autour de l'argent et quitter le foyer familial avec une caisse à outils des bonnes pratiques pour gérer et équilibrer un budget.

Merci Sandrine pour ce témoignage !