PARCOURS
Le budget, sans honte
Magali, 42 ans, assistante de direction. Un salaire supérieur à la moyenne, des primes deux fois par an, et un compte bancaire presque toujours dans le rouge.
Le bureau de tabac, au coin de la rue, elle le connaît par cœur. Le geste ne demande aucune réflexion : trois ou quatre revues, attrapées en même temps que le nécessaire, posées sur le comptoir comme si elles en faisaient partie. Elle répète ce geste depuis des années. Personne ne le remarque, elle moins que quiconque.
« Avant, je ne regardais pas à la dépense », dit Magali. Un salaire d'assistante de direction confortable, deux primes annuelles conséquentes. Et pourtant, à la fin du mois, le compte est à sec. Pas de coiffeur, pas de vêtements neufs, pas de parfum : elle se prive déjà sur elle-même. Le découvert revient quand même.
Peut-on bien gagner sa vie, et être dans le rouge chaque mois ?
Une honte qu'on tait avant même de demander de l'aide
Elle avait déjà essayé seule. Un tableur d'abord, puis l'application GererMesComptes, alimentée à la main, mouvement bancaire après mouvement bancaire. « Il faut à la fois de la méthode et de la motivation, j'avais vraiment besoin de quelqu'un qui assure le suivi et apporte du concret », dit Magali. Seule, ça n'a pas suffi.
Avant même de composer le numéro, elle hésite. Elle tape « coach finance » sur Google, elle réfléchit, elle recommence. Quand elle finit par appeler, elle le dit tout de suite à la personne au bout du fil : « J'ai honte de bien gagner ma vie et de ne pas m'en sortir. »
Pourquoi la honte retient plus qu'elle ne protège
La honte de Magali n'est pas un détail de politesse envers la personne au téléphone. C'est elle qui a retardé l'appel de plusieurs semaines, pendant que la situation ne changeait pas toute seule.
Ce que dit la recherche
Une étude de 2021 menée par Joe Gladstone, Kaisa Ly, Keith Wilcox et Nina Mazar, publiée dans Organizational Behavior and Human Decision Processes, a suivi plus de 9 000 participants à travers six recherches, dont des données bancaires réelles et une étude de jumeaux pour écarter l'explication génétique. Elle montre que la honte liée à l'argent aggrave les difficultés financières au lieu de simplement les accompagner. Face à la honte, la première réaction est le retrait : éviter de regarder ses comptes, retarder une demande d'aide. Ce retrait retarde aussi la solution.
Gladstone, J. J., Ly, K., Wilcox, K., & Mazar, N. (2021). Financial Shame Spirals: How Shame Intensifies Financial Hardship. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 167, 42-56.
Pourquoi un geste répété échappe à la volonté
Le geste du bureau de tabac, les revues attrapées sans y penser, relève d'un mécanisme précis et bien documenté : l'automatisme. Un habitué n'a pas besoin de vouloir acheter des revues : le comptoir suffit à déclencher le geste, répété au même endroit, sans décision consciente. Le salaire de Magali n'y changeait rien tant que ce réflexe restait invisible. Il a fallu le nommer pour pouvoir le questionner.
Ses primes, versées deux fois par an, compliquaient tout autant. Une somme gagnée de façon irrégulière se dépense différemment d'un salaire habituel : perçue comme moins réelle, plus facile à engager sur un coup de tête ou à laisser filer sans y prêter attention. Dépensées à l'avance, elles ne comblaient qu'un découvert. Dépensées sur le moment, elles laissaient un sentiment de frustration le reste de l'année.
Pourquoi l'outil seul ne suffisait pas
GererMesComptes faisait ce qu'on lui demandait, depuis des années. Magali y recopiait ses dépenses, ligne après ligne. L'outil enregistrait tout. Il ne disait jamais si une dépense avait du sens, ni si le mois allait mal se terminer avant que ça n'arrive.
Ce qui manquait tenait à ce qu'aucune application utilisée seule ne peut apporter : quelqu'un qui relit, qui pose une question, qui remarque un écart avant qu'il ne devienne un découvert. Et qui, lorsque le budget n'est pas tenu, déculpabilise au lieu de juger.
La lecture du coach budgétaire
Sa difficulté ne venait ni d'un manque de revenus, ni d'un manque de rigueur : elle avait les deux. Elle venait de trois angles morts à la fois : la honte qui retient d'agir, l'habitude qui échappe à l'attention, la prime qui se comptabilise à part. Aucun n'est visible tout seul. Ensemble, ils suffisent à vider un compte pourtant bien rempli.
Le coaching ne lui a pas promis que gérer deviendrait facile. Il lui a promis d'y voir clair.
Ce qu'elle a gagné
Face à un plein d'essence plus cher que prévu, elle ajuste le suivant plutôt que de laisser filer le reste du mois. Face à sa fille, qui lui demande parfois ce que le coach penserait d'un achat, elle a une réponse simple : ce qui rentre dans le budget, et rien d'autre.
« Il faut à la fois de la méthode et de la motivation, j'avais vraiment besoin de quelqu'un qui assure le suivi et apporte du concret. »
Magali
« J'étais constamment dans le rouge, aujourd'hui non seulement je suis sortie du découvert, mais j'ai accumulé 10 000 € d'épargne en un an ! »
Magali
Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :
- Regardez une dépense automatique comme un signal utile. Un achat répété sans y penser en dit long sur une habitude à interroger, pas sur un manque de volonté.
- Acceptez qu'un bon salaire ne suffise pas toujours à se sentir en sécurité. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si un regard extérieur changerait quelque chose chez vous aussi.
- Commencez petit. Automatiser un seul flux, l'import de vos comptes bancaires par exemple, avant de vouloir tout reprendre en main d'un coup.
30 minutes.
Aucun jugement.
Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.
L'interview complète
Le témoignage original, dans son intégralité
Magali est assistante de direction. Lors de cet entretien, il est question de budget, mais aussi de primes irrégulières, de honte, et d'un réflexe au bureau de tabac transformé en habitude.
Bonjour Magali ! Tu viens de terminer tes sessions de coaching Plénit Finances, comment te sens-tu ?
Très bien, je suis hyper satisfaite du coaching !
Peut-on faire un petit retour en arrière et rappeler ta situation initiale ?
Oui, j'avais un salaire correct mais j'étais dans le rouge tout le temps…
Je ne savais pas où passait mon argent. Je dépensais pour la maison et ma fille, mais je ne me faisais pas particulièrement plaisir : pas de coiffeur, de vêtements, de chaussures, de parfum… et mon compte était tout le temps à sec.
Je suppose que tu as essayé de récupérer les comptes et de catégoriser les dépenses avec un tableur pour y voir plus clair ?
Oui, bien sûr. Mais seule, c'est dur… il faut à la fois de la méthode et de la motivation, j'avais vraiment besoin de quelqu'un qui assure le suivi et apporte du concret.
En plus de ça, mon salaire est irrégulier : mes primes versées deux fois dans l'année représentent une grande partie de mes revenus, ce qui rend les comptes plus difficiles à suivre.
Bref, j'ai tapé « coach finance » sur Google. J'ai trouvé Plénit'Finances et après beaucoup de réflexion, je les ai appelés.
Tu avais besoin de réflexion avant même de décrocher le téléphone ? Après l'appel, je comprendrais, mais avant...
Car j'avais honte. Je l'ai dit d'emblée à la personne que j'ai eu au téléphone (qui a été formidable, d'ailleurs) : j'ai honte de bien gagner ma vie et de ne pas m'en sortir.
Mais cette honte s'est vite dissipée car j'ai eu un excellent accueil. On m'a vraiment mise en confiance : la prise en charge de Plénit est très fluide, je n'ai eu qu'à me laisser porter.
L'une des premières étapes du coaching consiste à partager une vision de son compte bancaire, revenus et dépenses, avec le coach. Cela n'a pas été trop difficile pour toi ?
Ah si ! C'est très intrusif ! Le coach voit tout, il rentre complètement dans ta vie. Et il faut lui rendre des comptes lors des points mensuels. C'est ce qu'on demande, certes, mais c'est dur. Il faut vraiment avoir confiance.
Comment se sont passés les premiers mois, tu as redressé la barre rapidement ?
Quasiment immédiatement. Dès le premier mois tu fais un budget avec ton coach. Tu fais des choix, puis tu fixes des limites par catégorie de dépenses. C'est le fil conducteur de ton mois. Ensuite, tout se fait naturellement.
La création d'un budget a vraiment modifié tes habitudes de dépenses ?
Oui. C'est simple : avant je ne regardais pas à la dépense. Lorsque je passais au bureau de tabac, je prenais aussi trois ou quatre revues par habitude. Aujourd'hui, je sais pourquoi j'y vais, je fais ce qui rentre dans le budget et c'est tout.
Attention : il ne s'agit pas de privations ! Mais d'être mieux consciente de mes dépenses et de respecter le budget que j'ai choisi.
Un autre exemple de la méthode Plénit'Finances : si en début de mois tu as décidé de dépenser 90 € d'essence, et que ton premier plein a coûté 60 €, la deuxième fois tu ne mets que 30 € d'essence... Et tu raisonnes comme cela sur toutes tes dépenses.
C'est ce qui m'a permis d'assainir très rapidement ma situation et de passer d'un découvert récurrent à une situation d'épargne chaque mois.
Sans trop te restreindre ?
En analysant mon budget, nous nous sommes rendus compte que j'avais beaucoup de dépenses fixes, principalement liées à la maison. Mais mes dépenses variables restaient compressibles, et c'est là que les efforts se sont portés.
Certes, il y a des sacrifices. Certains mois, je fais une croix sur certaines choses, je reporte certaines dépenses à plus tard. C'est contraignant, mais c'est la seule manière d'équilibrer un budget. Et surtout, je le fais en toute conscience : par rapport à la période où je dépensais sans compter, c'est un gros changement.
Ta progression a été vraiment rapide… Tu as craqué des fois ?
Ça a été dur par moments…
À chaque dépense je pensais à mon coach, comme un petit Jiminy Cricket sur mon épaule qui regardait ce que j'achetais… À ce détail près que le coach ne juge jamais !
Oui, on doit rendre des comptes chaque mois, mais le coach est vraiment humain, il fait tout pour qu'il n'y ait aucun sentiment d'intrusion dans la vie privée. Lorsque je ne tenais pas mon budget, j'étais honteuse, déçue de moi… mais lui, au contraire, me déculpabilisait et m'encourageait !
En conséquence, j'étais systématiquement heureuse les heures qui suivaient les séances tant elles étaient bienveillantes et positives.
Le plus drôle, c'est que même ma fille s'est impliquée ! Elle sait maintenant qu'on a des entrées d'argent et des sorties, et on ne peut pas dépenser plus que ce qui rentre. Parfois, elle me demandait même ce que le coach pensait de telle ou telle dépense !
Question piège : à force d'être dans le contrôle de tes dépenses, tu n'as pas eu l'impression de devenir…
… radine, c'est ça ?
Oui !
Disons que j'avais parfois une petite voix dans ma tête qui me disait « Oh-oh, je me restreins… Je suis près de mes sous ? », surtout lorsque je limitais les extras. Mais au final, je me sentais surtout responsable de gérer mes priorités selon les postes importants pour moi et ma fille.
Le coach veille aussi à ce que le budget ne soit pas trop strict et intègre des opportunités de se faire plaisir : il faut éviter les budgets trop ambitieux, car ils entraînent souvent des dépassements !
Et pour les primes, le coach t'a aidé à y voir plus clair ?
Oui, comme je l'ai dit en début d'interview, mon salaire annuel est très correct, mais il se compose d'un salaire mensuel assez moyen et d'une prime annuelle importante versée en deux fois.
Cela complique la gestion au quotidien : lorsque je dépense sans tenir compte de mes primes, je me sens frustrée, mais lorsque je dépense mes primes à l'avance, je n'ai pas l'impression d'en profiter lorsqu'elles arrivent, car elles ne font que combler un découvert.
Sans parler du moment où les impôts arrivent et te font comprendre que tu gagnes bien ta vie ! Bref, ce n'était pas facile à gérer.
Avec mon nouveau mode de gestion, les primes sont mises de côté en plus de ma capacité d'épargne mensuelle. Je dépense moins qu'avant, mais surtout, je sais précisément où passe mon argent, ce qui était important pour moi.
Ton coaching est désormais terminé, vas-tu conserver la méthode Plénit'Finances ?
Je vais continuer de faire mes comptes avec GererMesComptes : avoir un budget clair, où tout est chiffré et nommé, est devenu indispensable pour moi.
Je vais aussi conserver le tableau de suivi, sauf s'il devient trop lourd à gérer seule.
Mais je vais surtout conserver la vigilance et la responsabilité sur mes comptes, même sans coach !
Un dernier mot ?
Les résultats parlent d'eux-mêmes : j'étais constamment dans le rouge, aujourd'hui non seulement je suis sortie du découvert, mais j'ai accumulé 10 000 € d'épargne en un an !
Bravo Magali et merci pour ce témoignage !