PARCOURS
Le budget, un rendez-vous fixe
Gladys, chargée de projet. Trois ans de coaching, quand la moyenne tourne entre six mois et un an. Ce temps-là, elle a tenu à le garder.
Le rendez-vous est dans l'agenda depuis plusieurs semaines. Gladys est chargée de projet, ses journées sont pleines, et ce créneau-là pourrait glisser comme tant d'autres glissent. Il ne glisse pas. Elle s'assoit, ouvre GererMesComptes, et regarde ce qui est entré, ce qui est prévu, ce qui reste à expliquer.
« Sans ces séances planifiées à l'avance je savais que je reporterais sans cesse cette tâche car ma vie est assez chargée », dit Gladys. Le coaching devait durer un an, comme la plupart. Il en a duré trois. Elle a tenu à garder ce temps pour se poser, jusqu'à ce que sa situation s'éclaircisse.
Peut-on savoir précisément ce qu'il faut faire, et ne jamais trouver le moment de le faire seule ?
Elle avait déjà cherché, avant Plénit. Un conseiller bancaire à qui elle avait évoqué sa situation. Des formations repérées ici et là sur internet. Mais chaque interlocuteur était orienté vers la vente d'une solution toute prête, et aucun ne proposait de réel suivi individuel.
Trois interlocuteurs. Aucun suivi. Et la même question, qui revient.
La honte, avant la méthode
Les débuts sont difficiles. Gladys est dans une situation tendue, elle le sait, elle gère mal, et ce savoir-là ajoute la honte à la difficulté. « Quand on est dans une situation tendue parce qu'on gère mal et qu'on en est parfaitement conscient, cela génère une certaine honte. On a du mal à en parler », dit-elle.
Pour que le coach puisse écouter et réagir, il faut ouvrir une part privée de soi. Un compte bancaire, ce sont des chiffres. Ce sont aussi des choix, des renoncements, une histoire qu'on préfère garder pour soi. Ce qui a aidé Gladys à tenir, c'est d'avoir gardé la main sur ce qu'elle révélait, et de conserver une part totalement privée.
Ce que dit la recherche
La honte financière pousse à cacher autant qu'à se taire, ce qui aggrave la situation qu'elle cherche à éviter. Une étude parue dans le Journal of Marketing Research (Moorhouse, Goode, Cotte & Widney, 2023) montre que la crainte anticipée d'être jugé pour ses dettes entraîne un comportement de dissimulation, qui alimente à son tour un cycle destructeur d'endettement. C'est l'anticipation du jugement, plus que la dette elle-même, qui isole le plus.
Moorhouse, M., Goode, M. R., Cotte, J., & Widney, J. (2023). Helping Those That Hide: Anticipated Stigmatization Drives Concealment and a Destructive Cycle of Debt. Journal of Marketing Research, 60(6), 1135-1153.
Pourquoi le rendez-vous fixe l'emporte sur la bonne volonté
Gladys le dit elle-même : sans un rendez-vous fixé à l'avance, la tâche aurait toujours été reportée. Elle savait déjà quoi faire. Ce qui manquait, c'était de trouver, seule, le moment de le faire. Un rendez-vous fixé par un tiers change la donne : il transforme une intention vague en déclencheur concret, à un moment que la personne n'a plus à choisir seule.
Reste une question : pourquoi trois ans, quand la plupart des coachings durent un an. Gladys a tenu à conserver ce rythme, le temps que sa situation s'éclaircisse. Le rendez-vous régulier a joué le rôle d'une contrainte extérieure, retirant la décision de reporter des mains de la personne, au moment où elle est la plus fragile.
Ce que le suivi ne pouvait pas faire seul
Dès les premières séances, la classification des dépenses change quelque chose. Gladys arrête de gérer au jugé, elle voit où va chaque euro. Le contrôle des dépenses fait le reste du travail, en partie : en jonglant entre les postes, elle réduit ce qui peut l'être.
Mais un budget suivi à la lettre ne crée pas de marge là où il n'y en a pas. Étranglée par des frais fixes liés à ses dettes et à sa gestion immobilière, Gladys bute sur une limite que la seule discipline ne peut pas déplacer.
La sortie vient d'ailleurs : une réorganisation active de ses revenus. « Ma situation s'est améliorée grâce à une réorganisation active de mes revenus (mise en location d'un appartement, changement de logement…), ce qui m'a permis de garder pied et de faire évoluer ma situation ! », dit-elle. Le coaching, de son côté, lui a surtout imposé la régularité qui a rendu ce virage possible.
La lecture du coach budgétaire
Sa difficulté ne venait ni d'un manque de rigueur, ni d'un manque de volonté : elle avait les deux. Elle venait d'une situation où les efforts de gestion, aussi réguliers soient-ils, ne suffisent pas à créer de la marge quand les charges fixes ne laissent aucun espace.
Le coaching ne lui a pas promis que gérer deviendrait facile. Il lui a promis un rendez-vous qui tienne, et une vision claire de ce qu'elle pouvait réellement bouger.
Ce qu'elle a gagné
Aujourd'hui, Gladys a réorganisé son patrimoine et tient une situation équilibrée, avec une grande visibilité. Elle continue de catégoriser ses dépenses de façon autonome, mais très légère : la rigueur imposée au départ est devenue une habitude qu'elle porte seule.
« Sans ces séances planifiées à l'avance je savais que je reporterais sans cesse cette tâche car ma vie est assez chargée. »
Gladys
« Le coaching m'a surtout imposé une régularité dans le suivi de mes comptes. Sans cela, j'aurais eu du mal à m'imposer une telle rigueur. »
Gladys
Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :
- Fixez un rendez-vous avec vos comptes, même court. Traitez-le comme n'importe quel autre engagement fixe de votre agenda, celui qu'on ne déplace pas.
- Acceptez qu'un tiers fixe pour vous ce que vous n'arrivez pas à vous fixer seule. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si cette régularité changerait quelque chose chez vous aussi.
- Commencez petit. Bloquez une heure fixe dans votre agenda, chaque mois, avant même de savoir précisément ce que vous y ferez.
30 minutes.
Aucun jugement.
Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.
L'interview complète
Le témoignage original, dans son intégralité
Gladys est chargée de projet. Elle a suivi trois ans de coaching, deux à trois fois plus longtemps que la durée habituelle. Lors de cet entretien, il est question de honte, de rendez-vous réguliers, et de la marge de manœuvre qu'on croit avoir avant de la trouver ailleurs.
Bonjour Gladys, merci d'avoir accepté de témoigner sur votre expérience du coaching budgétaire Plénit'Finances ! Vous venez de terminer votre formation, pouvez-vous nous rappeler ce qui vous a amené chez Plénit'Finances ?
Oui, tout à commencé il y a 3 ans. J'avais à l'époque beaucoup de difficultés financières, j'avais accumulé plusieurs crédits, j'étais à découvert… j'ai donc cherché de l'aide ici et là avant de trouver Plénit'Finances.
À quoi ressemblait le paysage du conseil en finances personnelles à l'époque ? J'imagine que le coaching financier était très peu démocratisé...
En effet, j'avais évoqué ma situation à mon conseiller bancaire, repéré diverses formations sur internet… mais tous ces interlocuteurs étaient orientés vers la vente de solutions toutes prêtes : aucun ne proposait de réel suivi individuel.
Lorsque j'ai trouvé Plénit, j'étais heureuse d'avoir trouvé quelqu'un pour m'aider avec un axe clairement « budget individuel ».
Comment se sont passés les débuts avec le coach Plénit'Finances ?
Difficilement ! Quand est dans une situation tendue parce qu'on gère mal et qu'on en est parfaitement conscient, cela génère une certaine honte. On a du mal à en parler.
Or, pour que le coach puisse écouter et réagir, il faut forcément ouvrir une part privée de soi… surtout pour moi qui cherchais un suivi adapté à ma situation.
Mais dans l'ensemble, cela s'est bien arrangé par la suite. Même si c'était gênant d'expliquer ma situation, j'ai apprécié la possibilité de ne révéler ce que je souhaitais et de garder une part totalement privée.
Et pourquoi le coaching a-t-il duré 3 ans ? Les coachings durent habituellement 6 à 12 mois…
J'ai eu besoin de beaucoup de temps pour remonter la pente…
L'important pour moi était d'avoir des rendez-vous réguliers qui m'obligeaient à m'arrêter pour m'occuper de mes comptes. Sans ces séances planifiées à l'avance je savais que je reporterais sans cesse cette tâche car ma vie est assez chargée.
Donc si le coaching a été long c'est parce que j'ai tenu à conserver ces temps pour me poser, jusqu'à ce que ma situation s'éclaircisse.
Je dirais aussi qu'il y a eu une évolution dans la relation. Au début, j'avais parfois le sentiment de ne pas être totalement entendue. Je trouvais la méthode rigide, j'avais l'impression qu'elle ne répondait pas à mon besoin, qu'il s'agissait d'un modèle plaqué sur ma situation personnelle et que le coach n'écoutait pas tous les détails.
Puis la relation a un peu évolué... la méthode aussi sans doute. Nous avons évolué ensemble !
Et plus concrètement, comment s'est déroulé le coaching ?
Dès le début j'ai gagné en visibilité avec Gérer Mes Comptes. La classification des dépenses m'a apporté une visibilité que je n'avais pas auparavant : j'arrêtais de gérer au jugé.
Ensuite, au cours du coaching, on a des séances planifiées au cours desquelles on fait le bilan de la période passée et les prévisions de la période à venir. C'est assez complet, on vérifie à la fois que tout est à la fois bien entré et bien classifié.
On s'assure ensuite de la fiabilité des prévisions, à la fois pour les dépenses et les ressources. Chaque écart doit être expliqué, ce qui permet de gérer de façon consciente. On évoque aussi des leviers d'économies en cas de décalage par rapport au budget, et le ressenti que l'on a sur sa propre gestion.
L'idée est que la discipline et la maîtrise des postes budgétaires évite la dérive.
Et c'est ce contrôle des dépenses qui vous a aidé à remonter la pente ?
Oui en grande partie, car sinon mon déficit aurait continué à se creuser. Avec l'entraînement, je suis parvenue à réduire mes dépenses en jonglant avec les différents postes… Mais malheureusement nous nous sommes rendus compte que je n'avais pas vraiment de marge de manœuvre pour arbitrer tant j'étais étranglée par mes frais fixes, liés notamment à mes dettes et à ma gestion immobilière.
Comment la situation s'est-elle améliorée ?
Et bien on reste acteur dans tout coaching... Ma situation s'est améliorée grâce à une réorganisation active de mes revenus (mise en location d'un appartement, changement de logement…), ce qui m'a permis de garder pied et de faire évoluer ma situation !
Cette solution est venue de vous... en quoi le coaching financier a-t-il contribué à la faire émerger ?
Comme je disais, le coaching m'a surtout imposé une régularité dans le suivi de mes comptes. Sans cela, j'aurais eu du mal à m'imposer une telle rigueur.
Et maintenant ?
Je suis arrivée à mon but : j'ai réorganisé mon patrimoine et je suis dans une situation équilibrée avec une grande visibilité. Je continue de catégoriser mes dépenses de façon autonome, mais très « light ».
Si je peux résumer, je dirais que le coaching budgétaire vous a été très utile pour vous fixer un cap et le tenir, mais sans être une solution miracle … Une chose à ajouter ?
Oui, j'ai une suggestion à faire à Plénit'Finances : je comprends bien que le cœur du service est l'accompagnement à la gestion de budget mois par mois. Mais j'aurais aussi apprécié un service plus large, permettant d'anticiper à moyen ou long terme l'évolution du budget. Pour les personnes entreprenantes ou capables de développer des nouvelles sources de revenus à moyen terme, je trouve que ce serait un complément appréciable au coaching !
Merci Gladys pour cet entretien !