PARCOURS

De l'anarchie à la vision commune

Cécile et Éric, frontaliers, salariés en Suisse et installés en France. Cinq comptes bancaires actifs, de bons revenus, aucun souci d'argent au sens strict. Juste plus aucune vision de qui doit payer quoi, ni pourquoi.

Le compte joint frôle le rouge. Cécile envoie un virement depuis l'un de ses deux comptes suisses. Le mois suivant, c'est au tour d'Éric de renflouer depuis le sien. Le mois d'après, ce sera peut-être encore elle. Personne ne sait vraiment pourquoi lui, pourquoi elle, pourquoi ce montant plutôt qu'un autre.

« Nous équilibrions les comptes de façon totalement anarchique », résume le couple. Cinq comptes, deux pays, un même geste répété depuis quinze ans : dès que le compte commun menace de passer dans le rouge, quelqu'un envoie un virement. Sans réelle cohérence, ni planification.

Peut-on avoir de bons revenus, et se retrouver quand même à découvert ?

Ils avaient déjà essayé, à leur façon. Des tableaux Excel, dont la méthode changeait chaque année, selon celui des deux qui reprenait la main sur le fichier. Un outil censé éclairer les dépenses et qui servait surtout à critiquer celles de l'autre.

La source du problème n'était pourtant pas la consommation. C'était l'organisation. Et toute cette désorganisation se transformait en frustration : de bons revenus, un certain confort de vie estimé mérité, et jamais tout à fait atteint.

Le dernier tabou du couple

Avant même de parler de virements et de tableaux, il a fallu franchir une porte plus intime : montrer ses comptes à un tiers. Le couple l'admet, il avait « quelques réticences à partager ce qui relève de la sphère privée ».

Et pourtant, un banquier voit déjà tout, chaque mois, sans qu'on y pense vraiment. La gêne ne venait donc pas de l'exposition en elle-même. Elle venait de l'idée qu'un regard extérieur pourrait juger, là où le couple attendait un compte qui suit, silencieux et automatique.

Ce que le couple a trouvé, à l'inverse, c'est un coach qui « ne porte absolument aucun jugement, ni sur les revenus, ni sur les dépenses ». Le tabou est tombé dès la première session de sécurité et de confidentialité, posée comme un préalable plutôt que comme un détail.

Pourquoi jongler épuise plus qu'on ne le croit

Envoyer un virement quand le compte menace de passer dans le rouge, c'est réagir dans l'instant. Une décision urgente chasse la suivante, et il ne reste plus d'énergie pour la vision d'ensemble.

Cinq comptes dans deux pays ajoutaient une couche supplémentaire : non seulement il fallait réagir, mais il fallait le faire depuis le bon compte, dans la bonne devise, au bon moment.

Ce que dit la recherche

C'est ce que l'économiste Richard Thaler a appelé la « comptabilité mentale » (Mental Accounting and Consumer Choice, Marketing Science, 1985) : chaque compte devient une catégorie mentale à part, avec sa propre logique. Avec cinq comptes actifs, le couple ne pouvait plus voir l'argent comme un tout. Il voyait cinq histoires séparées, à recoller chaque mois à la main.

Thaler, R. H. (1985). Mental Accounting and Consumer Choice. Marketing Science, 4(3), 199-214.

Le tableau Excel transformé en arme

Le couple tenait des tableaux Excel depuis des années. Une méthode différente chaque année, selon qui reprenait le fichier. L'intention était bonne : garder une trace, comprendre où partait l'argent.

Mais un tableau tenu à deux, sans arbitre, devient vite un terrain de reproches. « Ils nous servaient plutôt à critiquer les dépenses de l'autre plutôt qu'à planifier », reconnaît le couple. Le chiffre était juste. Ce qu'on en faisait, non.

La lecture du coach budgétaire

Cinq comptes, deux pays, quinze ans d'habitudes empilées les unes sur les autres : cette organisation ne pouvait pas rester simple. Le couple n'a jamais manqué de rigueur. Il manquait d'une structure capable d'absorber sa propre complexité.

Le coaching ne leur a pas promis de rendre la gestion de cinq comptes facile. Il leur a promis d'y voir clair, et de transformer le réflexe de dernière minute en choix posé à l'avance.

Ce qu'ils ont gagné

Les débits différés, cette dette silencieuse qui glissait de mois en mois, ont été coupés. Les charges d'assurance maladie, trimestrielles et lourdes, ont été mensualisées plutôt que subies d'un coup. Le compte commun a cessé d'être le réceptacle de virements de dernière minute pour devenir un point central, alimenté et surveillé à l'avance.

« Ce que j'ai trouvé remarquable, c'est de constater à quel point notre coach ne porte absolument aucun jugement, ni sur les revenus, ni sur les dépenses. »

Cécile et Éric

« Le coaching permet de prendre beaucoup de recul sur la contrainte de l'argent. Lorsque l'on arrive à anticiper plutôt que subir, l'argent ne devient plus une contrainte. C'est phénoménal. »

Cécile et Éric

Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :

  1. Traitez vos anciens tableaux comme une matière première, jamais comme un tribunal. Les chiffres qu'ils contiennent sont utiles. Le ton qu'on y met, souvent, abîme plus qu'il n'éclaire.
  2. Faites entrer un tiers avant que la fatigue s'installe. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si un œil neuf changerait quelque chose chez vous aussi.
  3. Commencez par mensualiser une seule charge lourde et irrégulière. Avant de vouloir refondre tous les comptes d'un coup, retirez le stress d'une seule échéance qui revient trop fort, trop vite.

30 minutes.
Aucun jugement.

Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.

L'interview complète

Le témoignage original, dans son intégralité

Cécile et Éric sont frontaliers, salariés en Suisse et installés en France. Ils ont suivi le coaching en couple, neuf mois puis trois mois d'autonomie avant un dernier rendez-vous. Lors de cet entretien, il est question de cinq comptes bancaires, de virements envoyés à tour de rôle, et d'une feuille de calcul qui a fait grincer des dents.

Cécile et Éric, bonjour, je suis heureux de faire votre connaissance ! Les coachs m'ont indiqué que vous avez terminé votre coaching ?

Oui, nous venons de finir une période de 9 mois mais nous avons demandé une rallonge. Nous sommes en autonomie pendant 3 mois avant un dernier rendez-vous.

Puisque vous avez suivi le coaching en couple, puis-je savoir comment vos comptes sont organisés ? Chaque couple semble avoir sa petite cuisine...

Ha, c'est la grande question justement ! Et c'était LE grand sujet de discorde entre nous avant le coaching.

Avant de commencer, nous avions des comptes séparés plus un compte joint. Mais puisque nous sommes frontaliers (nous travaillons en Suisse et vivons en France), nous avions chacun deux comptes. Ce qui faisait cinq comptes au total !

Cinq comptes courants actifs, sans compter les comptes d'épargne… C'est ce qui vous a amenés chez Plénit'Finances ? Vous n'aviez pas besoin de suivi budgétaire comme la majorité des clients ?

Non, à l'origine, nous cherchions uniquement un logiciel pour mieux gérer nos comptes. Mais une amie qui avait eu une bonne expérience avec Plénit'Finances nous a parlé du coaching, alors nous avons essayé.

Comment se sont déroulées les premières sessions ?

Je dois avouer que nous avons eu beaucoup discuté de sécurité et de confidentialité. C'était l'un des points d'attention majeurs lorsque nous cherchions un logiciel pour gérer nos comptes.

Le coaching, c'est aussi partager la vision de son compte bancaire avec un coach. Ce n'est pas toujours facile de faire ses comptes avec un tiers, surtout si vous ne veniez à l'origine que pour chercher un logiciel...

Oui, nous avions quelques réticences à partager ce qui relève de la sphère privée mais c'est vite allé. Après tout, les banquiers aussi ont accès à l'ensemble de nos dépenses...

Ce que j'ai trouvé remarquable, c'est de constater à quel point notre coach ne porte absolument aucun jugement, ni sur les revenus, ni sur les dépenses.

Il voit tout, il est de très bon conseil, tout est très subtil, très juste. Les points que nous gérons mal ont été amenés avec diplomatie. Et, pour en revenir à la question de la confidentialité, il a toujours respecté nos limites.

Tout à l'heure vous évoquiez un grand sujet de discorde au sein du couple. Qu'est-ce qui n'allait pas ?

Nous étions souvent à découvert par manque d'organisation. 5 comptes à gérer dans deux pays, ce n'est pas évident. Nous n'arrivions pas à mettre de côté, nous ne savions pas où passait notre argent.

Vous aviez tenté de rationaliser tout cela par vous-mêmes ?

Oui, enfin… Nous nous contentions de tenir des tableaux Excel dont la méthode changeait chaque année, et ils nous servaient plutôt à critiquer les dépenses de l'autre plutôt qu'à planifier !

En réalité, la source du problème n'était pas les dépenses. Ce n'était pas une histoire de consommation mais d'organisation.

Et toute cette mauvaise organisation se transformait en frustration : nous avons des bons revenus, nous estimons avoir droit à un certain confort de vie que nous n'avions pas.

Qu'est-ce qui a changé avec Plénit'Finances ?

Tout d'abord, nous avons coupé les débits différés, qui ne sont rien d'autre qu'une dette inutile que nous traînions de mois en mois.

Ensuite, nous avons analysé nos dépenses en distinguant charges fixes et variables. Cela a été salutaire pour avoir une vision d'ensemble de notre train de vie et prendre conscience des postes les plus importants.

Nous avons beaucoup de charges fixes, entre 40 et 60 % selon les mois : il s'agit de cotisations d'assurance maladie que nous devons payer chaque trimestre. C'est un montant très important qui nous mettait presque systématiquement à découvert...

Auparavant, nous équilibrions les comptes de façon totalement anarchique. Lorsque le compte joint menaçait de passer dans le rouge nous envoyions des virements à tour de rôle, sans réelle cohérence ni planification. Ce n'était pas vraiment optimal !

Depuis, nous avons mensualisé beaucoup de dépenses et nous anticipons beaucoup plus. Tout est bien plus simple ainsi.

J'imagine que le taux de change ne doit pas simplifier la situation...

Non, cela n'a rien à voir, le problème n'était pas du tout là !

C'était vraiment lié à notre manque d'organisation : nous avions peu ou prou le même fonctionnement qu'il y a 15 ans : l'un paye les impôts, l'autre telle dépense car les prélèvements sont sur son compte, et ainsi de suite. Notre gestion était vraiment … folklorique.

Mais en à peine un an, beaucoup de choses ont changé ! La mensualisation, la planification, la centralisation des revenus et des dépenses sur le compte joint... C'est comme si nous étions entrés dans l'âge adulte !

Aucune dépense n'a été coupée ? Vos problèmes ne venaient que d'une mauvaise organisation ?

Oui. Nous ne sommes pas vraiment dépensiers. Mais le lissage des charges et la fin des glissements d'un mois sur l'autre ont suffi à mettre fin aux découverts.

Et surtout, l'amélioration n'a pas été que financière : désormais, nous partage beaucoup plus nos projets dans le couple. Faire ses comptes, c'est une occasion d'avoir une vision commune des dépenses du ménage et de faire des plans à deux. Et cela n'est possible qu'avec des comptes sains, qui offrent un confort et la clarté mentale pour se projeter.

Il y a eu des moments difficiles avec le coach ? Des envies de lâcher ?

Avec le coach, non. Mais entre nous, oui ! Des engueulades !

Le coaching a presque joué le rôle de psychanalyse de couple.

Notre gestion financière était un boulet que nous devions affronter un jour. Cette expérience a renforcé la confiance que nous avons en l'un l'autre, nous en avons retiré davantage d'échanges, davantage de projection.

Si on parle d'aller en vacances à tel endroit, on prépare : cela devient un cap commun ancré dans le réel plutôt qu'une intention superficielle.

Eh bien, quelle transformation ! Voyez-vous tout de même des choses à améliorer chez Plénit'Finances ?

Peut-être la grosse feuille de calcul. Elle nous a été très utile, mais elle est assez complexe.

Au début nous avons tenté de la remplir à deux. Nous nous sommes trompés mais cela a été l'occasion d'échanger, et le débrief avec le coach a été un bon moment d'apprentissage, bien plus utile que s'il nous l'avait livrée déjà prête.

Le coût du coaching a été un obstacle pour vous ?

Pas vraiment. Avoir une personne qui s'occupe de vous le soir et qui apporte expertise, cela a une vraie valeur. Le coaching est un investissement dont les effets durent des années.

Le coach nous demande notre indice de satisfaction au début et à la fin de la période de coaching. Nous sommes passés de 4/10 à 10/10 !

Notre entretien arrive à sa fin… Un dernier mot ?

Le coaching permet de prendre beaucoup de recul sur la contrainte de l'argent. Lorsque l'on arrive à anticiper plutôt que subir, l'argent ne devient plus une contrainte. C'est phénoménal.

Et nous réfléchissons beaucoup plus avant de dépenser : ce n'est pas parce que l'on peut que l'on doit. Nous n'étions pas particulièrement dépensiers, mais le coaching nous a fait passer d'une vision court terme à une vision à long terme de la vie. J'ai beaucoup apprécié cela.

Il s'agit de rationaliser sans être austère, sans forcément trancher dans les dépenses, mais d'ajuster ses dépenses selon ses choix de vie.