PARCOURS
Voir où part son argent
Alain, chef de projet informatique dans les Hauts‑de‑Seine. Il travaille lui-même dans le secteur financier. De bons revenus, et pourtant, chaque mois, un peu moins d'argent qu'avant.
Fin de mois. Alain regarde son compte, un geste devenu automatique. Le chiffre est là, un peu plus bas que celui du mois dernier. Pas de découvert. Pas d'alerte de la banque. Juste ce glissement régulier, que rien ne signale comme un problème tant qu'on reste dans le vert.
« Malgré des revenus corrects, je désépargnais chaque mois », résume Alain. Chef de projet informatique, il travaille lui-même dans le secteur financier. Sur le papier, il a toutes les cartes pour repérer ce genre de fuite avant qu'elle ne s'installe.
Peut-on travailler dans la finance, et regarder son épargne fondre sans le voir venir ?
Alain avait un atout que peu de gens ont : des années à manier les chiffres et les budgets pour son métier. Pas besoin de tableur personnel, pas besoin d'application : il jugeait sa situation au fil de l'eau, avec l'œil de quelqu'un du métier. « Je pense que ça va aller », se disait-il en fin de mois.
Un jugé aguerri. Et le même chiffre, qui continuait de baisser.
Même un professionnel de la finance a un angle mort
Alain n'est pas un novice. Chef de projet dans le secteur financier, il manie les chiffres, les budgets, les risques, tous les jours pour son travail. Ce n'est pas à lui qu'on apprend ce qu'est un flux de trésorerie.
Et pourtant, malgré ce métier, malgré des revenus corrects, il désépargnait mois après mois sans le voir venir. « Je travaille dans le milieu financier, je fais donc partie des cordonniers mal chaussés », résume-t-il lui-même. Sa compétence professionnelle portait sur l'argent des autres. Elle ne s'était jamais retournée vers le sien.
Ce que dit la recherche
Une méta-analyse portant sur 201 études et plus de 500 000 participants (Fernandes, Lynch & Netemeyer, 2014) a mesuré ce que la compétence financière change réellement au comportement financier : presque rien. Les interventions visant à renforcer les connaissances financières n'expliquent que 0,1 % de la variance des comportements observés ensuite, et cet effet s'efface encore avec le temps. Le savoir reste distinct du faire. Un métier entier construit autour de l'argent des autres ne suffit pas à surveiller le sien.
Fernandes, D., Lynch, J. G., & Netemeyer, R. G. (2014). Financial Literacy, Financial Education, and Downstream Financial Behaviors. Management Science, 60(8), 1861-1883.
Se sentir bien, sans être en sécurité
Ce jugé qu'évoque Alain n'avait rien d'absurde. Pas de découvert, pas de retard de paiement : au jour le jour, tout semblait sous contrôle. Ce sentiment de maîtrise ne dit pourtant rien de ce qui se joue sur la durée : on peut consulter son compte chaque jour sans y voir d'alerte, et regarder son épargne s'éroder mois après mois sans qu'aucun signal du quotidien ne le révèle.
Le coaching a remplacé ce jugé par des statistiques poste par poste, mois par mois. « Je sais désormais en début de mois où je vais atterrir en fin de mois », dit Alain. Une donnée précise a remplacé l'impression.
Pourquoi le jugé ne suffisait pas seul
Le jugé d'Alain n'était pas mauvais. Il n'était jamais à découvert, ne payait aucune pénalité, gérait correctement l'essentiel. Sur ce terrain-là, son expérience professionnelle avait fait ses preuves.
Ce qui manquait tenait ailleurs : un regard extérieur, régulier, qui pose la question qu'on ne se pose plus soi-même quand on est à la fois juge et partie de son propre budget. « On ne se rend réellement compte de nos habitudes précises de consommation que lorsque l'on a une ventilation précise des dépenses par catégorie », dit Alain.
La lecture du coach budgétaire
La gestion d'Alain tenait déjà debout‑: de vraies compétences, une vraie rigueur, jour après jour. Sa difficulté venait d'une limite plus profonde, celle de voir de l'intérieur ce qu'un professionnel de la finance, aussi aguerri soit-il, ne voit jamais de son propre dossier.
Le coaching ne lui a pas promis de rendre son budget facile. Il l'était déjà, au quotidien. Il lui a promis d'y voir clair, y compris sur ce que le jugé ne montre jamais : la tendance, sur la durée.
Ce qu'il a gagné
Sur les charges variables, les plus faciles à ajuster, la ventilation précise a fait apparaître un levier évident : les courses. Sans se priver, Alain a pu revoir certains achats et en supprimer d'autres, pour des économies réelles. Sur les charges fixes, le principal poste reste le logement : la solution existe, déménager, mais elle ne se décide pas dans l'immédiat.
« Je n'ai plus à raisonner au jugé, à me dire "Je pense que ça va aller", et j'apprécie cet aspect vraiment technique de la gestion de budget. »
Alain
« Je ne désépargne plus ! C'est un point positif. En revanche, j'ai toujours du mal à réellement épargner... »
Alain
Trois choses à retenir de ce parcours, si le vôtre lui ressemble un peu :
- Regardez votre solde de fin de mois comme un point sur une courbe. C'est la direction, sur plusieurs mois, qui renseigne vraiment ; un chiffre isolé reste muet.
- Acceptez un regard extérieur, même quand vous maîtrisez déjà vos chiffres. Un premier échange avec un coach Plénit, trente minutes, sans engagement, suffit à savoir si un œil neuf changerait la trajectoire chez vous aussi.
- Commencez par un seul poste. Épluchez vos courses du mois dernier, ligne par ligne, avant de vouloir refaire tout le budget d'un coup.
30 minutes.
Aucun jugement.
Un coach regarde votre situation avec vous. Il vous dit ce qui coince — et si Plénit peut vous aider.
L'interview complète
Le témoignage original, dans son intégralité
Alain est chef de projet informatique et travaille lui-même dans le secteur financier. Il a suivi le coaching seul. Lors de cet entretien, il est question de désépargne, de jugé, de sécurité des données, et de courses optimisées sans privation.
Bonjour Alain et merci d'avoir accepté de partager ton témoignage ! Tu viens de terminer le cycle de coaching Plénit'Finances. Peux-tu nous rappeler quel était ton besoin à l'origine ?
C'est très simple : malgré des revenus corrects, je désépargnais chaque mois. Je devais trouver comment mieux gérer mon budget et stopper cette désépargne.
Tu as donc pris ton moteur de recherche favori et cherché une solution ?
Oui, et j'ai facilement trouvé plusieurs offres de coaching financier : Plénit'Finances n'est pas le seul sur le marché !
Ce qui a fait la différence ce sont les très bons avis et témoignages au sujet de Plénit'Finances... que la réalité n'a pas démenti ! Le coaching Plénit'Finances est vraiment humain, c'était très agréable. J'ai eu une excellente relation avec ma coach !
C'était la première fois que tu suivais une formation en ligne ?
Oui, du moins à titre personnel. Pour tout dire, je travaille dans le milieu financier : je fais donc partie des cordonniers mal chaussés ! Mais il n'est jamais trop tard pour apprendre...
Et donc tu as commencé le cycle de coaching... N'était-ce pas trop difficile de détailler ses revenus et dépenses au coach ? Ce n'est jamais évident de parler d'argent.
Si tu parles d'une quelconque pudeur, non, cela n'a pas été un problème. À partir du moment où l'on veut se faire accompagner, on s'attend justement à ça.
En revanche j'ai quelques doutes sur la sécurité de mes données : j'ai des réticences à stocker des informations personnelles sur Google Drive. Je suis passé outre pendant la formation mais à terme j'utiliserai sans doute un autre système.
Abordons maintenant le coaching. Beaucoup de lecteurs sont curieux de savoir en quoi consiste concrètement le coaching budgétaire. Que peux-tu leur dire ?
Le coaching forme à une méthode de gestion de budget. La formation est progressive et vise l'autonomie à terme sur un outil.
Il y a trois rendez-vous par mois : deux points intermédiaires en milieu de mois et un bilan de clôture en tout début de mois. Ce rendez-vous, plus complet, est dédié à l'analyse des écarts entre les sommes budgétées et celles réalisées au cours du mois passé, et à la création du budget du mois à venir.
Au début le coach se charge des bilans de fin de mois mais on prend progressivement la main jusqu'à l'autonomie totale sur l'ensemble. Enfin, trois mois après la dernière séance, un dernier bilan permet de clôturer la formation.
Tout se passe par Skype, le coach partage son écran et nous travaillons à deux sur le même fichier.
As-tu trouvé la formation difficile ?
Difficile non... Certes, avoir une appétence pour les chiffres aide, je ne vais pas dire le contraire ! Il y a certes beaucoup de concepts à assimiler mais la progressivité rend les choses accessibles.
Le coaching a-t-il changé ta manière de faire un budget ou gérer tes comptes ?
Concrètement, je sais désormais en début de mois où je vais atterrir en fin de mois, et c'est vraiment un confort. Je n'ai plus à raisonner au jugé, à me dire « Je pense que ça va aller », et j'apprécie cet aspect vraiment technique de la gestion de budget.
Ensuite, pour revenir à mon problème initial, je ne désépargne plus ! C'est un point positif. En revanche, j'ai toujours du mal à réellement épargner...
Mais je connais précisément les leviers d'action dont je dispose grâce aux statistiques poste par poste et mois par mois que nous avons établies sur mes dépenses. C'est une information très utile pour contrôler les charges.
Un exemple de charge variable sur lequel tu as pu jouer pour réduire tes dépenses ?
Côté charges variables, qui sont les plus faciles à réduire, il y a des optimisations flagrantes : les courses ! On ne se rend réellement compte de nos habitudes précises de consommation que lorsque l'on a une ventilation précise des dépenses par catégorie.
Sans gagner énormément, j'ai pu modifier certaines habitudes d'achat et me fixer des objectifs d'économies réelles sur le poste « Courses », sans me priver mais en optimisant certains achats et en supprimant d'autres non essentiels.
Et côté charges fixes ? Même si elles sont en général plus difficiles à réduire, elles permettent des économies récurrentes...
Oui, les charges fixes de notre foyer sont plutôt importantes, notamment la part du logement dans le budget global. La solution est assez simple : déménager. Mais ce n'est pas évident à faire dans l'immédiat !
Beaucoup de clients du coaching financier se sentent plus sereins quant à leur situation financière après avoir suivi le coaching. Est-ce ton cas ?
Je ne formulerais pas ça ainsi. Suivre une formation jusqu'au bout m'a permis de récupérer des données précises sur ma consommation et d'identifier des leviers d'action. Je ne partais pas d'une situation difficile, donc ma marge de progression ne pouvait pas être aussi importante que pour des personnes qui enchaînaient découvert sur découvert. J'ai stabilisé mon épargne, je sais que pour aller au-delà il faudra des ajustements structurels.
En revanche, j'aurais vraiment apprécié un volet « conseil » : la formation apprend à établir, gérer et respecter un budget, mais pas forcément à optimiser ses dépenses. Si au bout de quelques mois, le coach estime qu'il nous connaît assez pour nous faire part d'actions évidentes pour réduire nos dépenses, qu'il n'hésite pas : ses conseils sont les bienvenus !
Tu penses que la formation devrait comprendre moins de technique budgétaire et plus de conseil dans les habitudes de consommation ?
Non, la technique reste indispensable ! Il ne faudrait pas la diminuer non plus... Mais je comprends bien que les coachs sont avant tout là pour former à une méthode, et que ce n'est pas forcément leur métier de donner des conseils de ce type.
Peut-être que ta coach n'a rien trouvé à redire à ta gestion ? Certaines personnes font de grosses erreurs, abusent du découvert et y voient une source de revenu par exemple : dans ces cas le coach est nécessairement plus ferme dans ses recommandations.
Oui, c'est vrai que je ne faisais pas n'importe quoi, je n'étais pas à découvert, mais je désépargnais pour rester positif en fin de mois.
Tu vas continuer à utiliser la méthode de gestion de budget ?
La même méthode oui, le même outil pas forcément...
J'aurais aimé récupérer les données dans un format transportable sans devoir utiliser les fichiers mis à disposition par Plénit'Finances sur le cloud Google, car, outre l'opacité sur les données dont j'ai parlé plus tôt, je ne trouve pas cette solution très pratique. Google Drive est bloqué au travail et peu ergonomique sur téléphone dès que le tableau dépasse une certaine taille...
Un dernier mot pour conclure ?
Oui, sur l'aspect humain : c'était vraiment top ! Ma coach a été vraiment super, elle a répondu à toutes mes questions. Je pouvais vraiment échanger avec elle. Puisqu'on se « voit » trois fois par mois, on parle forcément de mode de vie, de choix de vie, de façon de consommer... et ce lien a contribué je pense, à me motiver à aller jusqu'au bout du coaching. Elle était aussi très souple sur les horaires, en cas de décalage ou d'annulation.
Comme quoi il est possible de faire des budgets sans avoir en face de soi un comptable qui ne parle que chiffres !
Merci Alain pour ce témoignage !